Test de MacSpeech Dictate
par Arnauld de La Grandière le 30.09.2009 à 17:14
MacSpeech Dictate était attendu comme le messie : enfin le retour d'une solution de reconnaissance vocale en Français sur Mac ! Mais le logiciel est-il à la hauteur des attentes ?
Le logiciel est livré avec un micro-casque pliable et un adaptateur USB qu'il est recommandé d'utiliser : le logiciel n'accepte pas le micro intégré à l'iSight, étant donné qu'il captera les bruits ambiants, ce qui rendrait la reconnaissance vocale plus hasardeuse. Après installation, le logiciel commence par un entrainement lui permettant de s'habituer à votre voix. Alors que le packaging vante les mérites de la "précision incroyable" de MacSpeech Dictate, le texte que vous devez prononcer fait quelque peu déchanter, expliquant les difficultés auxquelles un ordinateur peut faire face pour comprendre ce que vous dites, et vous enjoignant à faire quelques efforts d'articulation. Passées quelques minutes, le logiciel est opérationnel (vous pouvez améliorer encore la reconnaissance en lisant les 3 histoires d'entrainement).
MacSpeech Dictate comprend plusieurs modes d'utilisation:
Mode épeler :
comme son nom l'indique, vous ne prononcez plus les mots, mais vous les épelez pour permettre à Dictate de les écrire le plus fidèlement possible. Très pratique pour les noms propres qu'on ne souhaite pas intégrer définitivement au corpus de mots. On peut également utiliser l'alphabet radio international (alpha, bravo, charlie, delta, écho…) pour éviter les erreurs (f/s, d/t, m/n…).
Mode commande :
dans ce mode, Dictate ne tapera aucun texte et se contentera d'exécuter vos ordres, permettant de piloter le Mac à la voix.
Mode dictée :
ce mode se voue à écrire mot pour mot ce que vous dites. Cependant ce mode inclut les deux autres puisque vous pouvez également déclencher des commandes, pour peu qu'elles soient séparées du flot d'un texte dicté, tout comme demander la frappe d'une lettre au clavier.
La bascule d'un mode à l'autre permet de donner un contexte à la reconnaissance qui en sera d'autant plus efficace. Le mode dictée est de loin le plus impressionnant : basée sur le moteur de Dragon NaturallySpeaking, la reconnaissance est, la plupart du temps, très efficace, et se trompe relativement rarement. Lorsque plusieurs interprétations sont possibles, MacSpeech les affiche dans une fenêtre dédiée, dans laquelle vous pourrez sélectionner la réponse qui correspond à votre choix.
Concrètement, vous pouvez dicter du texte dans n'importe quel champ de texte éditable de n'importe quelle application, avec des résultats plus ou moins efficaces selon que le logiciel sera écrit en carbon, cocoa, ou qu'il intègre son propre moteur de texte et non celui de Mac OS X. Pour répondre à tous les cas de figure, vous pouvez également dicter le texte dans une fenêtre de MacSpeech Dictate pour "l'injecter" dans n'importe quelle application. De même, vous pourrez piloter certains jeux à la voix par simulation de frappe au clavier, et d'autres non.
Autre bon point, MacSpeech Dictate est multilingue, vous pourrez ainsi dicter en anglais, allemand, allemand suisse, et italien, en basculant d'un profil à l'autre.
Seul bémol : les noms propres et les néologismes, que le logiciel ne connaît pas, et qu'il vous faudra ajouter à son dictionnaire. Cependant il est loin d'être impossible de faire commettre d'impardonnables fautes au logiciel sur des accords basiques, notamment avec des inversions syntaxiques. Ainsi, «Aussi pressées soient-elles, les oranges n'en sont pas moins des agrumes.» devient « Aussi pressés soit-elle, les oranges n'en sont pas moins des agrumes »…
On se retrouve là face aux mêmes problèmes qu'avec les correcteurs orthographiques et grammaticaux : tant que l'ordinateur sera incapable de comprendre le sens même de la phrase, dans nombre de cas il lui sera impossible de l'écrire parfaitement. L'état de l'art en matière d'intelligence artificielle en est encore bien loin, n'espérez donc pas pouvoir remplacer une secrétaire humaine avant bien des années. Si on peut voir aujourd'hui des robots capables d'apprendre de nouveaux mots rien qu'en les entendant, ceux-ci n'en conservent qu'une trace phonétique et n'ont pas de rapport textuel aux mots. Cependant, si un quiproquo peut arriver entre êtres humains, on ne peut exiger mieux de la part d'une machine, mais les erreurs d'interprétation sont toujours irritantes (voir sur ce sujet Pour quelques neurones de plus).
Même si ce talon d'Achille ne vous gêne pas outre mesure, il a d'autres conséquences plus ennuyeuses : MacSpeech Dictate met quelques secondes avant d'inscrire le texte qu'il aura reconnu. Il vous faudra donc vous interrompre sans cesse pour vous assurer qu'il n'y a pas d'erreurs, voire pour les corriger. Certes vous pouvez aussi bien poursuivre la dictée, mais il devient plus gênant encore d'avoir à revenir sur ce qu'on a dit et de perdre le fil de son propos. Il est cependant recommandé de dicter des phrases entières, permettant à MacSpeech Dictate d'avoir une orthographe optimale.
Le logiciel est livré avec un micro-casque pliable et un adaptateur USB qu'il est recommandé d'utiliser : le logiciel n'accepte pas le micro intégré à l'iSight, étant donné qu'il captera les bruits ambiants, ce qui rendrait la reconnaissance vocale plus hasardeuse. Après installation, le logiciel commence par un entrainement lui permettant de s'habituer à votre voix. Alors que le packaging vante les mérites de la "précision incroyable" de MacSpeech Dictate, le texte que vous devez prononcer fait quelque peu déchanter, expliquant les difficultés auxquelles un ordinateur peut faire face pour comprendre ce que vous dites, et vous enjoignant à faire quelques efforts d'articulation. Passées quelques minutes, le logiciel est opérationnel (vous pouvez améliorer encore la reconnaissance en lisant les 3 histoires d'entrainement).
MacSpeech Dictate comprend plusieurs modes d'utilisation:
Mode épeler :
comme son nom l'indique, vous ne prononcez plus les mots, mais vous les épelez pour permettre à Dictate de les écrire le plus fidèlement possible. Très pratique pour les noms propres qu'on ne souhaite pas intégrer définitivement au corpus de mots. On peut également utiliser l'alphabet radio international (alpha, bravo, charlie, delta, écho…) pour éviter les erreurs (f/s, d/t, m/n…).
Mode commande :
dans ce mode, Dictate ne tapera aucun texte et se contentera d'exécuter vos ordres, permettant de piloter le Mac à la voix.
Mode dictée :
ce mode se voue à écrire mot pour mot ce que vous dites. Cependant ce mode inclut les deux autres puisque vous pouvez également déclencher des commandes, pour peu qu'elles soient séparées du flot d'un texte dicté, tout comme demander la frappe d'une lettre au clavier.
La bascule d'un mode à l'autre permet de donner un contexte à la reconnaissance qui en sera d'autant plus efficace. Le mode dictée est de loin le plus impressionnant : basée sur le moteur de Dragon NaturallySpeaking, la reconnaissance est, la plupart du temps, très efficace, et se trompe relativement rarement. Lorsque plusieurs interprétations sont possibles, MacSpeech les affiche dans une fenêtre dédiée, dans laquelle vous pourrez sélectionner la réponse qui correspond à votre choix.
Concrètement, vous pouvez dicter du texte dans n'importe quel champ de texte éditable de n'importe quelle application, avec des résultats plus ou moins efficaces selon que le logiciel sera écrit en carbon, cocoa, ou qu'il intègre son propre moteur de texte et non celui de Mac OS X. Pour répondre à tous les cas de figure, vous pouvez également dicter le texte dans une fenêtre de MacSpeech Dictate pour "l'injecter" dans n'importe quelle application. De même, vous pourrez piloter certains jeux à la voix par simulation de frappe au clavier, et d'autres non.
Autre bon point, MacSpeech Dictate est multilingue, vous pourrez ainsi dicter en anglais, allemand, allemand suisse, et italien, en basculant d'un profil à l'autre.
Seul bémol : les noms propres et les néologismes, que le logiciel ne connaît pas, et qu'il vous faudra ajouter à son dictionnaire. Cependant il est loin d'être impossible de faire commettre d'impardonnables fautes au logiciel sur des accords basiques, notamment avec des inversions syntaxiques. Ainsi, «Aussi pressées soient-elles, les oranges n'en sont pas moins des agrumes.» devient « Aussi pressés soit-elle, les oranges n'en sont pas moins des agrumes »…
On se retrouve là face aux mêmes problèmes qu'avec les correcteurs orthographiques et grammaticaux : tant que l'ordinateur sera incapable de comprendre le sens même de la phrase, dans nombre de cas il lui sera impossible de l'écrire parfaitement. L'état de l'art en matière d'intelligence artificielle en est encore bien loin, n'espérez donc pas pouvoir remplacer une secrétaire humaine avant bien des années. Si on peut voir aujourd'hui des robots capables d'apprendre de nouveaux mots rien qu'en les entendant, ceux-ci n'en conservent qu'une trace phonétique et n'ont pas de rapport textuel aux mots. Cependant, si un quiproquo peut arriver entre êtres humains, on ne peut exiger mieux de la part d'une machine, mais les erreurs d'interprétation sont toujours irritantes (voir sur ce sujet Pour quelques neurones de plus).
Même si ce talon d'Achille ne vous gêne pas outre mesure, il a d'autres conséquences plus ennuyeuses : MacSpeech Dictate met quelques secondes avant d'inscrire le texte qu'il aura reconnu. Il vous faudra donc vous interrompre sans cesse pour vous assurer qu'il n'y a pas d'erreurs, voire pour les corriger. Certes vous pouvez aussi bien poursuivre la dictée, mais il devient plus gênant encore d'avoir à revenir sur ce qu'on a dit et de perdre le fil de son propos. Il est cependant recommandé de dicter des phrases entières, permettant à MacSpeech Dictate d'avoir une orthographe optimale.



Juillet 2010