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Test du MacBook Pro 17” 2.66 GHz Unibody

par Sylvain ALLAIN le 06.04.2009 à 09:30
Présenté le 6 janvier dernier durant la de San Francisco la version 17” de MacBook Pro Unibody aura su se faire désirer, au moins tout autant que le MacBook Air Rev 2. À cette attente, il aura encore fallu ajouter quelque temps avant de pouvoir approcher de près la bête. Et quelle bête ! Un véritable monstre d’envergure, en apparence seulement, pour moins de trois kilos une fois en main. C’est du moins l’effet saisissant que procure le nouveau MacBook Pro lorsqu’on le prend en main pour la première fois. Mais, par delà les impressions et le sentiment de fiabilité que procure l’appareil au premier contact, se cache un véritable bijou d’ingénierie aux qualités, potentiellement, avérées. Mais le ramage vaut-il réellement le plumage ? Cette nouvelle génération fait-elle honneur à ses aînées. Une fois encore, nous avons souhaité vous apporter modestement quelques réponses essentielles. Benchs, manipulations, patience, et quelques journées de travail, le tout saupoudré de passion et de nombreux coups de tournevis : revue et détails.



Le première prise en main génère un effet saisissant ! C’est l’impression de grandeur qui prédomine. Un effet renforcé une fois l’engin démarré et sa dalle illuminée.




Premiers contacts
Moins de trois kilos, une diagonale de 17 pouces. Un sentiment de robustesse se dégage immédiatement dès que l’on sort l’appareil de son écrin de carton blanc et de plastique noir. Apple joue la carte du very green et on commence à le reconnaître dans les emballages dont les proportions se sont vues réduites significativement.

Reprenant la conception de ses deux ainés les MacBook 13 et 15” Unidoby, à savoir un châssis monobloc tout d’aluminium massif qui lui confère une robustesse indéniable, le MacBook Pro 17” nouvelle fournée embarque un processeur Intel Core 2 Duo 2.66 GHz T9550 (double cœur), lui-même doté de 6 Mo de cache de niveau 2. Pour 270 € de plus sur l’AppleStore, on peut opter pour le modèle 2.93 GHz…

L’architecture interne FSB (Front Side Bus), cadencée à 1066 MHz et assistée par 4 Go de DDR3 à la même fréquence, s’adjoint les services des fameux GPU marqués NVIDIA : GeForce 9400M et 9600M GT. Les 512 Mo de RAM vidéo GDDR3 de la puce 9600 constituent d’ailleurs un minimum pour gérer la vidéo de la dalle TFT LED (Light-Emitting Diode) d’une résolution native de 1920 par 1200 pixels équivalente aux actuels iMac. Car si le portable présente de belles caractéristiques, l’écran constitue l’un des deux arguments-chocs de cette nouvelle génération. Alors que sur les MacBook Pro 17” ancienne génération la résolution native n’atteignait que 1680 par 1050 pixels sur les modèles de base, il était déjà possible d’opter pour une dalle LED antireflet de 1920 x 1200, ce modèle bénéficie du meilleur ou presque… Seule l’option Antiglare Widescreen facturée 45 € nous semble indispensable, même si un disque dur de type SSD pourrait aussi se révéler un soutien efficace. Compter environ 280 € supplémentaires pour un SSD de 128 Go. Toutefois le disque dur, un Fujitsu 320 Go SATA (réf MHZ2320BH), parvient à remplir son office même si nous lui avions préféré la version 7200 trs/mn, mieux dotée en mémoire cache. 8 Mo pour le modèle de base, 16 Mo pour le modèle 320 Go (réf MHZ2320BJ) qui est tout même facturé par la firme 45 euros. Sur une machine comme le MBP 17” on prend cela pour de la mesquinerie…

Enfin, le Trackpad Multi-Touch prend ici toute sa mesure. L’espace, de par et d’autre, est vaste et rend particulièrement agréable son usage…


Une connectique complète
On le sait, certains aficionados et utilisateurs disposant déjà de nombreux périphériques au format, la disparition du FireWire 400 (IEEE1394) a suscité bien des remous. Choix plus que réfléchi (selon certains), il ne fait plus de doute qu’aujourd’hui Apple poursuit une stratégie économique légitime et intimement liée à la mouvance du marché des technologies. Le MacBook Pro 17” suit donc, comme tous ses compères (Mac mini, Mac Pro et derniers iMac) la tendance et abandonne le FireWire 400 au profit du 800 mais surtout de l’USB 2.0.

En intégrant trois ports USB 2.0 à ce 17 pouces, Apple pense à la possibilité de connecter le portable au hub d’un LED Cinema Display. Un port MiniDiplay Port fait d’ailleurs fait une apparition des plus logiques !


Mais pourquoi seulement trois ports USB, pourquoi pas quatre sur une machine de ce type ? Un choix d’autant plus étrange que sur l’ancien modèle, il y en avait déjà le même nombre à ceci près que l’on profitait d’un port USB 2.0 sur le côté droit, fort pratique, et deux sur le gauche. Certes, on reliant le MacBook Pro au LED Cinema Display (lire notre labo) on bénéficie d’emblée de trois connecteurs USB supplémentaires, mais les acquéreurs potentiels n’orienteront pas forcément leur choix sur ledit écran.

Complément idéal au portable, le LED 24’’ offre quelques avantages. Outre son hub USB, il prend parfaitement le relais de l’écran du MBP ou le complète…


… Comme nous l’avions souligné précédemment, le pied biseauté du 24’’ permet un rangement sans anicroche des portables. Philosophie adoptée par les derniers iMac.


Hormis ce détail, l’ordinateur intègre un port Ethernet 100/1GigaBaseT (RJ-45) indispensable, un port FW 800, un connecteur MiniDisplay Port aujourd’hui incontournable et une baie d’extension au format ExpressCard3/4 que les professionnels apprécieront dans certains cas.

Juste à côté de la prise casque, la trappe d’extension pour des cartes Express3/4. L’ajustage est vraiment soigné.


On regrettera seulement que le fabricant ne fournisse pas en standard un adaptateur MiniDisplay Port vers DVI avec la machine. Pour le coup, Apple nous apparaît bien chiche… une fois de plus.