materiel

Test de l'iMac "Early" 2009

par Vincent Absous le 17.03.2009 à 12:28
Test réalisé avec la collaboration de Sylvain Allain (c'est lui qu'on voit en photo…)



Pourquoi changer une machine qui n'a que deux ans à peine, qui lorsqu'elle était sortie était ce qui se faisait de mieux et qui, aujourd'hui encore, remplit parfaitement son office ? Réponse essentielle : pourquoi pas. Politique, aussi, que certains appliquent à la voiture : ne pas trop attendre pour changer d'ordinateur afin de revendre l'ancien à un prix encore intéressant et rester ainsi "à la pointe" (maladie qui touche souvent l'aficionado de la marque à la pomme). En tout cas, ce n'est pas un, mais deux des nouveaux iMac dont nous vous proposons le test ici : l'iMac à 2,93 GHz et le haut de gamme à 3,06 GHz. Deux pour le prix d'un…

À le regarder…


Ces iMac, en tout cas, ne diffèrent guère, à première vue, de ceux qui les précédaient au catalogue d'Apple. L'observateur remarquera toutefois que leur pied s'est fait plus fin en son extrémité. L'iMac de nouvelle génération repose sur un pied qui est assurément moins massif que les modèles précédents, le même, en fait, que celui sur lequel repose le LED Cinema Display, le nouvel écran de la maison.

À l’image du LED Cinema Display 24”, les nouveaux iMac adoptent un pied plus effilé



Autre élément qui surprend : le clavier. Apple a fait le choix de livrer désormais ses nouveaux iMac avec un petit clavier, le même, ou presque, que le clavier Bluetooth qu'elle commercialise depuis l'automne 2007. Même disposition des touches, même absence, évidemment, du pavé numérique.


Nous ne changeons rien à ce que nous disions lors du labo de ce clavier Bluetooth. Il a plusieurs avantages : il correspond en tout point au clavier des portables d'Apple. Conséquence : qui travaille sur un MacBook, par exemple, et sur un iMac, passera assez facilement de l'un à l'autre. Autre avantage, et là encore cela relève presque de l'illusion d'optique, de la magie du design d'Apple, il rend immédiatement plus grand l'ordinateur. Il est par ailleurs très élégant. Au-delà, le fait qu'il soit filaire le dote de deux ports USB 2.0 que n'a pas son cousin Bluetooth (mais il vaut mieux ne pas chercher à y connecter certaines clefs un peu trop gonflées ou prévoir une petite rallonge).

Option au choix, et heureusement gratuite, l’arrivée d’un clavier filaire compact signé séduira sans doute certains utilisateurs. Malgré ses faibles dimensions, il offre toujours deux ports USB 2.0.



Il a aussi ses inconvénients. Ceux qui sont amenés à saisir souvent des données chiffrées vont le trouver inutilisable. Tout simplement. Certes, ils peuvent lui préférer le clavier avec pavé numérique, mais ce choix n'est possible que lors d'une commande sur l'Apple Store… Si le Mac est acheté ailleurs, il leur faudra en passer par l'achat du clavier à part.

Autre élément qui surprend immédiatement : la souris. Apple n'a pourtant pas remplacé la Mighty Mouse. Et pourtant, la souris filaire qui est livrée avec le nouvel iMac est sensiblement différente sur un point, et un point essentiel : la petite bille, celle qui rend fou nombre d'utilisateurs. Il suffit de la toucher pour en avoir le sentiment immédiat : le comportement de cette petite bille a été modifié. Tout se passe comme si Apple avait cherché à lui laisser un peu d'espace, afin, peut-être, de l'empêcher de se gripper plus difficilement. Toujours est-il qu'elle roule plus vite et plus souplement sous le doigt. À vérifier à l'usage.


À le regarder encore, cet iMac "Early 2009", mais à le regarder de dos, on ne voit pas grand-chose qui change sinon, évidemment, la disparition du port FireWire 400, disparition qui fait couler tant d'encre depuis que le mouvement s'est initié avec les autres machines depuis quelques mois.


On trouve donc une prise casque, où l'on branchera peut-être un système sonore externe, une entrée pour brancher un micro, quatre ports USB (c'est un de plus que sur notre ancien iMac de la fin 2006 et que sur l'iMac 3.06 GHz de l'ancienne gamme), un port FireWire 800. Certains penseront qu’Apple aurait pu et dû privilégier un second port FireWire 800. Ce n'aurait été ni compliqué ni cher, sachant qu'un bridge Oxford est de toute façon présent pour gérer l’unique FW 800. Enfin, un port Ethernet 100-GigaBaseT et le fameux mini DisplayPort qui est désormais de mise sur les nouvelles machines Apple complètent la connectique.

Disparition du port IEEE 1394 (FW400) au profit d’un quatrième port USB 2.0, l’iMac centralise les périphériques, mais un second port FireWire 800 eut été le bienvenu.


Gros avantage de la présence de ce mini DisplayPort : l'utilisateur va pouvoir ainsi brancher un LED Cinema Display à son nouvel iMac et ainsi étendre son bureau. Et comme les deux appareils se ressemblent tout de même beaucoup, cela pourrait même être du plus bel effet.


À y regarder encore, on s'apercevra d'un manque : la télécommande. Apple ne la proposait déjà plus avec ses portables ; l'iMac n'y a plus le droit également. Le vieux routier du Mac en aura certainement une qui traîne dans un coin, mais le néophyte, lui, risque de se demander quel peut bien être l'intérêt d'un Front Row s'il est obligé de toujours le commander au clavier. Au-delà, c'est une nouvelle illustration de cet adage essentiel à Cupertino : il n'y a pas de petites économies. Pour obtenir la télécommande, il faudra l'acheter à part (19 €). Et l'on peut parier que le chiffon qui est fourni et qui permet de nettoyer l'écran subira à terme la même politique. Ça se passe comme ça chez Apple.

Lire la page suivante (2/5) >>