Test du MacBook 2.4 GHz
par Florian Innocente le 04.11.2008 à 16:59
Comme son aîné le MacBook Pro, avec qui il partage son design, ce nouveau MacBook traduit cette quête d'Apple d'un design par l'épure. De nouveaux coups de gomme ont été appliqués. Anecdotique, mais révélateur, est le cas du témoin luminineux d'activité de la machine. Lorsqu'il est éteint, essayez donc de le trouver… Il est devenu quasiment invisible. Ce n'est qu'en collant le nez à gauche du récepteur infrarouge en façade que l'on devine deux rangées de microscopiques perforations dans la coque et au travers desquelles passent les filets de lumière.
Ces infimes perforations servent au témoin d'activité
Disparus aussi le haut-parleur (caché sous le clavier) et le bouton du trackpad (fusionné avec celui-ci). Quant au microphone, il a été déplacé du sommet de l'écran vers le bord supérieur gauche du clavier. Et lui aussi se fait discret sur le modèle du témoin d'activité cité précédemment. Fidèle à son habitude, Apple dispense ses portables de ces guirlandes de boutons et de diodes que l'on rencontre sur les équivalents PC. Seule exception, les témoins de charge de la batterie qui ont été intelligemment déplacés du dessous du portable vers son côté gauche pour une lecture plus commode.
L'écran se voit cerclé d'un large cadre noir. Là, pour le coup, Apple a suivi la mode des écrans de portables PC. En plus de faire écho à la couleur du clavier, ce cadre participe à donner plus de punch aux images en jouant sur les contrastes. Mais on se prend à rêver d'un écran qui parviendra à réduire de façon conséquente cet épais pourtour.
L'accès aux principaux organes internes a changé lui aussi mais sans révolution. Comme sur le précédent MacBook, la batterie et le disque dur restent aisés d'accès, avec maintenant un simple loquet à presser pour ôter le capot qui les recouvre. Comme autrefois, quelques vis sont à ôter pour découvrir les deux logements mémoires et manipuler les barrettes. Sur ce deuxième point la manipulation est un petit peu plus simple.
Ce réagencement général souffre toutefois d'un détail disgracieux. Toute la rangée supérieure des touches de fonctions ainsi que les quatre du pavé fléché sont légèrement penchées vers la gauche. Ça se voit, mais ça ne gêne aucunement la frappe. Ce qui semble être un problème d'ajustement a été observé par d'autres premiers acheteurs. Espérons qu'Apple corrige ce détail, que d'ailleurs nous n'avons pas observé sur le nouveau MacBook Pro.
Le clavier n'a pas changé, sinon de couleur. Il reste agréable et nerveux à la frappe. Mais il faudra s'y faire la main si l'on vient des MacBook Pro ancienne génération où la sensation de frappe est très différente, moins sèche. Avec une course des touches plus longue.
Un clavier qui profite enfin, comme les MacBook Pro avant lui, du rétroéclairage de ses touches. Un dispositif moins gadget qu'il n'y paraît et très appréciable lorsqu'on travaille dans une ambiance tamisée. L'éclairage est assez vif, mais il peut-être modulé. Regret, ce dispositif ne concerne que le plus cher des deux MacBook aluminium.
Un trackpad à apprendre
Le nouveau (et grand) trackpad est l'une des attractions de ces portables. Recouvert d'une matière vitrée son toucher est extrêmement agréable. Les doigts glissent dessus sans friction, là où sur l'aluminium ils frottaient davantage.
Pour le fonctionnement de son pavé tactile, Apple a reproduit le schéma qu'elle avait utilisé pour sa souris Mighty Mouse. Le bouton est toujours là, mais il disparaît visuellement en faisant corps avec la zone tactile. Les trois quarts de celle-ci sont donc cliquables, seule une mince bande horizontale supérieure reste insensible à la pression. Une pression qui a besoin d'être prononcée pour que le clic soit effectif, mais sans excès.
L'excès est plutôt dans le bruit produit, nettement moins discret qu'avec le bouton des anciens MacBook. On remplacera avantageusement - pour l'oreille et ses voisins de bibliothèque - ce clic par un tapotement du doigt. Un réglage est prévu à cet effet dans les préférences système. À noter au passage que nous ne somme pas parvenus à reproduire ce problème évoqué par des premiers acheteurs et où, de temps à autre, le trackpad ne répondrait pas aux clics demandés (voir l'articleCorrectif pour les problèmes de trackpads des MacBook et MacBook Pro).
Ce nouveau trackpad multi-touch est aussi accompagné de réglages supplémentaires. Avec cette génération, ce ne sont pas moins de quatre combinaisons à 1, 2, 3 et maintenant 4 doigts qui peuvent être excutées ! Par exemple pour déclencher Exposé (4 doigts glissant vers le haut ou vers le bas), pour basculer entre les applications ouvertes (quatre doigts vers la gauche), pour balayer les pages dans Safari (trois doigts vers la gauche ou la droite), ou encore pour agrandir le texte d'une page web (pincement). Et si l'on en veut encore plus, on pourra associer l'équivalent du clic droit à un clic sur le coin en bas à gauche (ou à droite) du trackpad.
Ces gestes sont les bienvenus, mais ils montrent aussi les limites du multi-touch. Au départ on se perd entre ses réglages et la gestuelle associée à chaque action. Puis l'habitude s'installe et les réflexes se prennent, jusqu'à ce qu'il devienne très naturel de jouer du bout des doigts avec ses pages dans Safari ou ses vues dans Exposé. Il faut juste souhaiter que lorsque le multi-touch sera adopté par davantage d'applications - certaines concurrentes à celles d'Apple, par exemple Firefox - que ce ballet des doigts répondent aux même actions. De la même manière qu'autrefois des conventions ont été établies pour les menus de base.
Ces infimes perforations servent au témoin d'activitéDisparus aussi le haut-parleur (caché sous le clavier) et le bouton du trackpad (fusionné avec celui-ci). Quant au microphone, il a été déplacé du sommet de l'écran vers le bord supérieur gauche du clavier. Et lui aussi se fait discret sur le modèle du témoin d'activité cité précédemment. Fidèle à son habitude, Apple dispense ses portables de ces guirlandes de boutons et de diodes que l'on rencontre sur les équivalents PC. Seule exception, les témoins de charge de la batterie qui ont été intelligemment déplacés du dessous du portable vers son côté gauche pour une lecture plus commode.
L'écran se voit cerclé d'un large cadre noir. Là, pour le coup, Apple a suivi la mode des écrans de portables PC. En plus de faire écho à la couleur du clavier, ce cadre participe à donner plus de punch aux images en jouant sur les contrastes. Mais on se prend à rêver d'un écran qui parviendra à réduire de façon conséquente cet épais pourtour.
L'accès aux principaux organes internes a changé lui aussi mais sans révolution. Comme sur le précédent MacBook, la batterie et le disque dur restent aisés d'accès, avec maintenant un simple loquet à presser pour ôter le capot qui les recouvre. Comme autrefois, quelques vis sont à ôter pour découvrir les deux logements mémoires et manipuler les barrettes. Sur ce deuxième point la manipulation est un petit peu plus simple.
Ce réagencement général souffre toutefois d'un détail disgracieux. Toute la rangée supérieure des touches de fonctions ainsi que les quatre du pavé fléché sont légèrement penchées vers la gauche. Ça se voit, mais ça ne gêne aucunement la frappe. Ce qui semble être un problème d'ajustement a été observé par d'autres premiers acheteurs. Espérons qu'Apple corrige ce détail, que d'ailleurs nous n'avons pas observé sur le nouveau MacBook Pro.
Le clavier n'a pas changé, sinon de couleur. Il reste agréable et nerveux à la frappe. Mais il faudra s'y faire la main si l'on vient des MacBook Pro ancienne génération où la sensation de frappe est très différente, moins sèche. Avec une course des touches plus longue.
Un clavier qui profite enfin, comme les MacBook Pro avant lui, du rétroéclairage de ses touches. Un dispositif moins gadget qu'il n'y paraît et très appréciable lorsqu'on travaille dans une ambiance tamisée. L'éclairage est assez vif, mais il peut-être modulé. Regret, ce dispositif ne concerne que le plus cher des deux MacBook aluminium.
Un trackpad à apprendre
Le nouveau (et grand) trackpad est l'une des attractions de ces portables. Recouvert d'une matière vitrée son toucher est extrêmement agréable. Les doigts glissent dessus sans friction, là où sur l'aluminium ils frottaient davantage.
Pour le fonctionnement de son pavé tactile, Apple a reproduit le schéma qu'elle avait utilisé pour sa souris Mighty Mouse. Le bouton est toujours là, mais il disparaît visuellement en faisant corps avec la zone tactile. Les trois quarts de celle-ci sont donc cliquables, seule une mince bande horizontale supérieure reste insensible à la pression. Une pression qui a besoin d'être prononcée pour que le clic soit effectif, mais sans excès.
L'excès est plutôt dans le bruit produit, nettement moins discret qu'avec le bouton des anciens MacBook. On remplacera avantageusement - pour l'oreille et ses voisins de bibliothèque - ce clic par un tapotement du doigt. Un réglage est prévu à cet effet dans les préférences système. À noter au passage que nous ne somme pas parvenus à reproduire ce problème évoqué par des premiers acheteurs et où, de temps à autre, le trackpad ne répondrait pas aux clics demandés (voir l'articleCorrectif pour les problèmes de trackpads des MacBook et MacBook Pro).
Ce nouveau trackpad multi-touch est aussi accompagné de réglages supplémentaires. Avec cette génération, ce ne sont pas moins de quatre combinaisons à 1, 2, 3 et maintenant 4 doigts qui peuvent être excutées ! Par exemple pour déclencher Exposé (4 doigts glissant vers le haut ou vers le bas), pour basculer entre les applications ouvertes (quatre doigts vers la gauche), pour balayer les pages dans Safari (trois doigts vers la gauche ou la droite), ou encore pour agrandir le texte d'une page web (pincement). Et si l'on en veut encore plus, on pourra associer l'équivalent du clic droit à un clic sur le coin en bas à gauche (ou à droite) du trackpad.
Ces gestes sont les bienvenus, mais ils montrent aussi les limites du multi-touch. Au départ on se perd entre ses réglages et la gestuelle associée à chaque action. Puis l'habitude s'installe et les réflexes se prennent, jusqu'à ce qu'il devienne très naturel de jouer du bout des doigts avec ses pages dans Safari ou ses vues dans Exposé. Il faut juste souhaiter que lorsque le multi-touch sera adopté par davantage d'applications - certaines concurrentes à celles d'Apple, par exemple Firefox - que ce ballet des doigts répondent aux même actions. De la même manière qu'autrefois des conventions ont été établies pour les menus de base.



Février 2012