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Test d'Aperture 2

par Philippe Chaudré le 23.10.2008 à 11:06
Aperture est un logiciel de flux de production photo, né il y a environ trois ans. Novateur et séduisant, il a fait immédiatement l'effet une bombe dans le petit monde de la photographie professionnelle monopolisé par Photoshop. Il bénéficiait par avance par son estampille Apple d'un à priori qualitatif, notamment nourri par le succès de Final Cut. Très vite, certains se sont même imaginé des rapprochements complémentaires avec des logiciels issus du « libre » tel que The Gimp, à l'image des origines du navigateur Safari ou de Mac OS X.

Effectivement, une telle association aurait pu faire d'Aperture, ou fera peut-être un jour, un véritable outil photographique permettant de s'affranchir des solutions Adobe. Celui-ci en a d'ailleurs rapidement pris conscience, en livrant dans les mois qui suivirent Lightroom, avec le succès que l'on sait. La bataille n'est cependant pas terminée et nombre de blogs spécialisés continuent à tester leurs lecteurs à ce sujet, voire à régulièrement s'empoigner à coup de brèves plus ou moins objectives…

Cette émulation est d'ailleurs saine, voire profitable à tous, car elle oblige ces deux grands éditeurs à se surpasser en permanence. De plus, nous, simples utilisateurs, n'avons aucun intérêt à risquer de se retrouver captif d'une marque ou solution. Aperture 2.1 étant sur le marché depuis quelques mois on a suffisamment de recul pour en établir les points forts et les points faibles. Et ce alors que Lightroom d'Adobe vient tout juste de sortir en version 2.1.


Déceptions rapides
Aperture a vite déçu : trop lent, inadapté aux machines courantes de l'époque (il fallait des configurations musclées), uniquement en anglais dans un premier temps (avec en plus l'obligation d'un apprentissage laborieux pour redécouvrir par soi-même les équivalents claviers des commandes prévues pour un usage américain !), il aura donc fallu presque un an pour qu'enfin des versions localisées sortent (dont la française). Il amenait d'autres d'améliorations notables telles que la possibilité d'images « référencées », l'export des métadonnées IPTC en XMP (pour les pros) et le lien avec iLife/iWork. C'était le 25 septembre 2006, au Salon mondial de la photographie, la Photokina de Cologne, en Allemagne.

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La version 1.5 d'Aperture, ici présentée avec tous ses nouveaux atouts à la Photokina de 2006, a marqué un véritable tournant pour le logiciel

Mais vinrent aussi des rumeurs (notamment celle qui voudrait que l'équipe des créateurs du logiciel ait été remerciée) puis des tâtonnements dans les mises à jour : parfois celles-ci portaient sur Core Image (le « moteur image » de Mac OS X), parfois sur le logiciel lui-même, et parfois sur le système… Énervant !

Aujourd'hui, alors qu'Aperture peine toujours à trouver ses marques, et ses utilisateurs, Apple met les bouchées doubles et nous abreuve de mises à jour régulières des décodeurs Raw enfin unifiées autour d'une appellation du type : « Mise à jour de la compatibilité avec le format Raw des appareils photo numériques ».

Des appareils de plus de deux ans d'âge sont donc enfin reconnus (tel l'Epson R-D1 sorti en 2005 !) et Aperture devient digne d'un logiciel universel utilisable par le plus grand nombre. Il offre aussi maintenant les facilités d'iPhoto et ne coûte plus que 200 € contre 500€ à son lancement ! Mais n'est-ce pas trop tard ?

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Aperture rattrape aujourd'hui son retard en matière de compatibilité avec les formats RAW, dont de très anciens comme l'Epson ou des très pros comme les dos numériques Leaf

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Aperture peut piloter en déclenchement un grand nombre d'appareils photos, dont les dos numériques professionnels, lorsqu'ils sont reliés en USB. Dans l'autre sens, toute image prise est immédiatement et automatiquement importée et visualisée sur l'ordinateur. Notez toutefois qu'en cas de prise de vue mixe Jpeg+Raw, les deux photos seront présentées successivement (et non plus groupées)

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