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Test de Quark XPress 8

par Eric Sebbag le 29.08.2008 à 14:46
Du mieux pour Illustrator
Le format natif Illustrator (.ai) est maintenant reconnu, mais contrairement aux .psd de Photoshop, on ne peut afficher ou masquer ses calques. Pour Photoshop d’ailleurs, les calques de réglages sont toujours ignorés. Côté affichage encore, XPress offre une prévisualisation des pages accessible depuis le bas de la fenêtre du document, mais pas encore dans la palette « disposition de page ».

Lorsque l’on crée un nouveau document, XPress 8 propose davantage de formats qu’auparavant, mais toujours pas l’enregistrement d’un format libre (il faut encore créer un gabarit), ni réglages d’un « fond perdu ». Sur ce dernier point, l’utilisation des repères est toujours de rigueur. Consolation, Quark y apporte une solution acceptable avec un gestionnaire de repères capables de les générer très facilement.

reperesxpress8
Ça semblera tardif pour qui connaît InDesign, mais XPress dispose enfin
d'un éditeur de repères pratique. Originalité, il sert aussi
à matérialiser un fond perdu.


Les XPert tools en renfort
Comme la plupart des nouveautés ne relevant pas de l’interface, ce gestionnaire est emprunté aux XPert Tools qui étaient déjà disponibles gratuitement pour les possesseurs de la version 7 d'XPress. L’intégration complète et surtout la francisation de ces extensions logicielles est cependant très estimable.

Autre rapatriée des XPert Tools, la palette « style d’éléments » propose d’enregistrer dans une feuille de style les éléments constitutifs de l’apparence d’un bloc (couleurs, contour, habillage…). En comparaison d’InDesign, XPress oublie d’y inclure les styles de paragraphes, et ses options de mise à l’échelle des images en pourcentages fixes ne sont guère pratiques (pas de remplissage proportionnel ni de centrage automatique).

Pour qui ne connaissait pas les XPert, le rechercher-remplacer pour les blocs sera une heureuse surprise, car il identifie toutes les caractéristiques d’un bloc et autorise des modifications globales très rapides. En revanche, ça n’aurait pas été une mauvaise idée d’intégrer toutes les fonctions de recherches dans une même palette plutôt que de se retrouver avec l’ancienne et celle des XPert présentées séparément.

Un certain nombre de nouveautés typographiques ne relèvent pas des Xtensions déjà citées, notamment les « styles de grilles » grâce auxquelles XPress est à même d’attribuer une grille typographique personnalisée sur les blocs de texte. Bizarrement, les styles de paragraphes ne distinguent que deux styles de grilles génériques (page ou bloc) au lieu d’accéder nominalement à chacun des styles.

Comme InDesign, XPress 8 possède son réglage d’une marge optique pour les caractères hors justification (typiquement pour gérer le placement légèrement hors bloc des césures ou d’une lettrine à guillemets). On apprécie encore l’affichage du dessin des caractères dans le menu des polices. En revanche, rien de neuf du côté de la justification dont le moteur d’analyse ligne à ligne date sérieusement. Une justification « made in XPress » reste trop souvent reconnaissable…

fontesxp8Pas trop tôt, XPress affiche le dessin des fontes dans le menu dédié.


Autre grosse lacune qu’on aurait aimé voir corrigée avec cette version, les calques sont toujours désactivés dans les pages de maquette (anciennement pages-maîtres) ce qui en dynamite pour une forte part l’intérêt. Alors que l’ergonomie globale progresse sensiblement, XPress conserve cette manie agaçante de séparer la configuration de l’utilisation, par exemple pour les tirets, les césures ou les listes. On configure dans un menu, mais on utilise dans une palette éloignée. L’effort de mémorisation est double.

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