MacJournal 5.0
par Vincent Absous le 05.05.2008 à 09:14

Finissons cette revue de détail avec Taco. Taco est un autre module qu’on convoque en cliquant sur l’icône suggestive qu’il faut avoir placée au préalable dans la barre d’outils (ladite icône ne s’y trouve pas par défaut). À dire le vrai, on n’est pas persuadé que c’est l’outil le plus indispensable du logiciel. Taco est en anglais, premier point. Taco, surtout, affiche des phrases extraites des dialogues des Simpson ou, à condition qu’on appuie sur la touche Option en même temps qu’on clique sur l’icône, des répliques du théâtre shakespearien. Pas sûr du tout que cela suffise à donner l’inspiration à celui qui en manque…
Cela nous semble clair : MacJournal offre l’essentiel de ce qu’on peut attendre d’un programme de sa catégorie. L’essentiel, mais pas tout. En effet, on verrait bien une fonction de correction automatique, permettant par exemple de corriger à la volée un “ds” en “dans”, un “cad” en “c’est-à-dire”. Voilà qui permettrait de gagner encore du temps. Pages, Word et d’autres le proposent déjà, et depuis longtemps pour certains, alors que c’est dans un logiciel comme MacJournal qu’une telle fonctionnalité prendrait tout son sens.
MacJournal est partageur

Par ailleurs, MacJournal est partageur. Ceux qui possèdent plusieurs Mac s’en plaignent souvent : Pages, Word ne permettent pas de synchroniser facilement un document entre plusieurs machines. Il faut en passer par un logiciel dédié ou, plus simplement, par une manipulation manuelle (l’envoi par mail du document, par exemple). MacJournal offre ce qu’il faut pour partager ce qu’on a rédigé entre son MacBook et son iMac. Mais il utilise pour ce faire l’outil de synchronisation de .mac. Attention du coup aux déconvenues. La synchronisation, sans qu’on sache pourquoi, ne donne parfois rien. Certes, iSync demande l’autorisation de mettre l’un des deux Mac à la page, mais cela fait, MacJournal s’en moque : il affiche toujours les mêmes entrées et ne tient pas compte des modifications effectuées sur une entrée sur un autre ordinateur. La toute dernière version du programme a certes amélioré les choses, mais ce problème demeure. Il faut avoir par ailleurs une claire conscience de ce qu’on fait et ne pas se tromper de machine. Si c’est sur le portable qu’on a travaillé, il faut absolument lancer la synchronisation depuis ce dernier avant de lancer celle depuis l’iMac. Si l’on fait l’inverse, iSync écrasera tout simplement le journal édité avec le MacBook, plus récent, par celui édité sur l’iMac, plus ancien. Sur ce point, il ne semble pas qu’il en aille de la faute de MacJournal, c’est le moteur de l’outil d’Apple qui doit être en cause. À manier avec prudence, en tout cas.
MacJournal peut aussi créer une page Web hébergée sur son compte .mac d’une entrée. Le logiciel peut aussi rassembler sur une page Web l’ensemble des entrées publiées dans un même journal. Le tout se fait en quelques clics . Le résultat est par défaut très sobre : une page au fond gris pâle (à moins que ce ne soit bleu) et une ou des entrées dans un encadré blanc ou liseré noir assez épais. Si l’on veut faire plus joli, on peut éditer le modèle HTML dans les préférences et en créer autant qu’on veut. Si on le possède, on peut aussi envoyer entrée ou journal vers iWeb. On peut alors choisir son thème et le script s’occupe de tout en créant page d’accueil et pages des entrées en utilisant les modèles du logiciel d’Apple.
Le partage peut aussi se faire par le courrier électronique. MacJournal crée tout simplement un email prêt à l’envoi dans Mail avec l’entrée courante.
MacJournal, un logiciel pour bloguer
Autre façon de partager : la publication du billet vers son blog. Avec le développement de cette pratique, MacJournal s’est trouvé là une nouvelle finalité. Selon l’endroit où le blog se trouve sur le Web, la configuration est automatisée ou manuelle.

Si, par exemple, une API WordPress est utilisée, il suffit d’entrer l’adresse de son blog, son identifiant et son mot de passe pour que MacJournal s’occupe de tout. On retrouve même alors les catégories créées et on peut récupérer les billets déjà publiés en passant par le menu Journal ou le menu Share et l’item “Download Entries from Blog…”. Et comme MacJournal permet de créer autant de journaux qu’on le veut, on pourra séparer clairement son blog, auquel on consacrera un journal, du reste de son activité. On regrettera toutefois qu’une palette ne soit pas dédiée à cette activité où l’on aurait à portée de main l’essentiel de ce dont on peut avoir besoin. Pour insérer un lien, on doit aller chercher la fonction au fin fond du menu Edit (à moins qu’on se rappelle le raccourci Pomme+k). Pour changer la date, c’est dans le menu Entry qu’il faut aller, tandis que pour publier, il faut passer ou par le menu Share. Rien de bien grave toutefois.
Au-delà du bloging, MacJournal permet aussi de podcaster. Logique si l’on veut bien se souvenir qu’on peut insérer directement du son et de la vidéo dans une entrée. Pour podcaster une note contenant du son ou de la vidéo, il faut passer par le menu File et le sous-menu Export et, là, choisir l’option Podcast. Une fenêtre apparaît alors qui permet d’intituler son podcast, de définir le lien, la langue et l’URL de base. MacJournal crée alors un fichier .xml qu’on téléversera avec le fichier vidéo ou sonore généré par FTP.
La sécurité selon MacJournal
Mais si le partage, c’est bien, il est aussi nécessaire, parfois, de protéger son travail. MacJournal intéressera certains utilisateurs, c’est dans la possibilité de protéger l’un de ses journaux ou tous ses journaux. Les logiciels dédiés au bloging ne le permettent souvent pas. Résultat : qui est un peu fouineur peut facilement lire le contenu d’un blog sur la machine de son rédacteur. Au-delà, on peut vouloir protéger le contenu de sa réflexion. Rien de plus simple. Pour verrouiller un journal, il suffit de cliquer sur le petit cadenas depuis l’Inspecteur. Une fenêtre apparaît où l’on peut entrer son mot de passe. On peut systématiser l’opération en demandant que tout journal soit nécessairement protégé par un mot de passe, cela en passant par l’onglet Security des préférences. Le logiciel peut alors cadenasser le journal automatiquement après x minutes d’inactivité ou à la fermeture du journal. On peut même, si l’on est vraiment soucieux de sa sécurité, choisir de crypter les données.

Le mot de la fin
À lire ce qui précède, il semble évident que le logiciel est pensé pour tous ceux qui sont amenés à prendre des notes, à préparer des dossiers documentaires, à rédiger des articles sans qu’ils aient à intervenir sur la mise en page finale. Journalistes, étudiants, chercheurs, enseignants, rédacteurs de tous poils sont des cibles évidentes. MacJournal est un excellent logiciel dans sa catégorie. Certes, il souffre de quelques défauts, on les a pointés, mais, rapide, léger, efficace, il offre tout ce qu’il faut pour permettre à l’utilisateur de rédiger facilement son article en y insérant les éléments nécessaires. D’autant qu’il sait évoluer (une version 5.1 est en développement) et s’enrichir de nouvelles fonctions au fil du temps. Un excellent investissement.
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Mariner Software |
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Mac OS X 10.4 ou supérieur |
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34,95 $ |
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- Une interface simple et lisible - Logiciel rapide, léger et utile - Le mode plein écran - La synchronisation - Les fonctions dédiées au blogging - Les possibilités de verrouiller - L'insertion de nombreux formats |
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- La synchronisation ne fonctionne parfois pas - Pas de correction automatique ou d'autocomplétion |
Le verdict de MacGeneration
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Mars 2010