Tomb Raider Anniversary
par Arnauld de La Grandière le 09.05.2008 à 10:15
Malgré l'importance qu'ont prise les jeux vidéo dans la culture populaire sur les vingt dernières années, bien peu nombreux sont les personnages qui peuvent se prévaloir d'avoir atteint le statut d'icône auprès du grand public, tout au plus compte-t-on Pac-Man, Mario, Sonic, et… Lara Croft.
Les joueurs découvrent la jeune Lady britannique en 1996, lorsque le premier volet de ses aventures, Tomb Raider, débarque sur Sega Saturn, MS-Dos, et les disques noirs de la Playstation première du nom. Le jeu reprenait à son compte le gameplay du Prince of Persia d'alors, en l'adaptant à la 3D, et en le mâtinant de niveaux énigmatiques dont il s'agit de percer le secret pour passer à la suite. Le succès est immédiat, et bien vite la belle aventurière ravit le cœur des gamers. C'est l'occasion pour les journalistes spécialisés de rivaliser d'allusions plus ou moins enlevées sur la plastique de la donzelle, dont l'augmentation du nombre de polygones au fur et à mesure des nouveaux chapitres est la "fonctionnalité" première : las, Eidos Interactive se met à traire gaillardement sa vache à lait, vidant le jeu de sa substance et de son intérêt premier.
Douze ans, sept itérations, et deux navets hollywoodiens après, Lara nous revient dans Tomb Raider Anniversary. Le principe est simple : retour aux fondamentaux qui ont fait le succès de la série, mais avec les moyens modernes. Il s'agit donc d'un remake du tout premier Tomb Raider, réalisé à l'aide du moteur de Tomb Raider Legends réalisé par Crystal Dynamics.
Ce qui faisait la spécificité du titre original, outre son héroïne, c'était une ambiance quasi contemplative, nimbée dans une torpeur silencieuse, d'où pouvait surgir le danger à tout instant, et que la musique ne venait interrompre que pour mieux souligner les scènes qu'elle illustrait. Le tout plongé dans des niveaux dont le design font encore référence aujourd'hui : si Tomb Raider faisait figurer une dose d'action, avec force chauves-souris à abattre et sauts de cabri à calibrer au poil de millimètre, c'est avant tout la réflexion qui œuvrait en toile de fond. Activer tel mécanisme, jouer aux vases communicants pour débloquer tel passage, et autres chausses-trappes diaboliques et torturées, tel était le lot de notre aristocrate. La progression de la difficulté de ces puzzles était cependant exemplaire, jouant sur les acquis du joueur au fur et à mesure qu'il pénétrait les temples antiques oubliés.
L'histoire n'a pas changé : Lara est envoyée sur les traces du Scion, un artefact aux pouvoirs dépassant l'entendement, par la richissime Jacqueline Natla, dont le physique disneyien ne laisse aucun doute sur les mauvaises intentions qui l'animent et qui ne manqueront pas d'être révélées par la suite. S'en suivent des tribulations au Pérou, en Grèce, en Égypte, pour finir le périple dans la cité perdue de l'Atlantide. Après tout, qui n'a jamais rêvé de ces mondes souterrains, de ces mers lointaines peuplées de légendes, ou d'une richesse soudaine qui se conquerrait au détour d'un chemin de la cordillère des Andes ? Qui n'a jamais souhaité voir le soleil souverain guider ses pas au coeur du pays Inca, vers la richesse et l'histoire des Mystérieuses Cités d'Or ? Mais je m'égare…
Voilà les bases posées, voyons maintenant comment le remake s'en tire. Graphiquement parlant, comme attendu, la comparaison est sans appel : l'ancêtre prend une claque magistrale et accuse son âge avancé. Que d'aucuns aient pu s'extasier sur l'infâme bouillie de pixels qu'était la Lara d'alors, avec son prisme en guise de poitrine (six polygones en tout et pour tout), en devient pour eux une honte insoutenable.
À tel point que les cinématiques, autrefois en vidéo précalculée, sont cette fois entièrement rendues par le moteur temps réel du jeu (ce qui a pour bénéfice la continuité puisque, comme on le verra plus loin, l'apparence de Lara devient personnalisable).
Les niveaux sont à l'avenant, de toute beauté, et qui plus est uniquement séparés les uns des autres par une fenêtre vous indiquant votre succès, au lieu des culs de sacs à leurs extrémités dans l'original. Mieux encore, TRA se débarrasse de l'effet de "grille" qui arpentait les niveaux, lors des déplacements. De même, les caisses qu'on ne pouvait autrefois déplacer qu'en suivant deux axes orthogonaux peuvent maintenant être déplacées en totale liberté, et comble du luxe en respectant la physique de Newton. Naturellement, le moteur de Tomb Raider Legends comporte toujours la myriade d'effets qui contribuent au réalisme et à l'ambiance du jeu : Lara dégouline de partout en s'extirpant d'un lac, et ses vêtements tout comme sa peau diaphane, nacrée et luisante, mettent un certain temps à sécher. Qu'elle vienne à périr en se fracassant contre une paroi, et ses membres se disloqueront comme une poupée démantibulée, à la faveur d'une "ragdoll" du meilleur effet.
Les joueurs découvrent la jeune Lady britannique en 1996, lorsque le premier volet de ses aventures, Tomb Raider, débarque sur Sega Saturn, MS-Dos, et les disques noirs de la Playstation première du nom. Le jeu reprenait à son compte le gameplay du Prince of Persia d'alors, en l'adaptant à la 3D, et en le mâtinant de niveaux énigmatiques dont il s'agit de percer le secret pour passer à la suite. Le succès est immédiat, et bien vite la belle aventurière ravit le cœur des gamers. C'est l'occasion pour les journalistes spécialisés de rivaliser d'allusions plus ou moins enlevées sur la plastique de la donzelle, dont l'augmentation du nombre de polygones au fur et à mesure des nouveaux chapitres est la "fonctionnalité" première : las, Eidos Interactive se met à traire gaillardement sa vache à lait, vidant le jeu de sa substance et de son intérêt premier.
Douze ans, sept itérations, et deux navets hollywoodiens après, Lara nous revient dans Tomb Raider Anniversary. Le principe est simple : retour aux fondamentaux qui ont fait le succès de la série, mais avec les moyens modernes. Il s'agit donc d'un remake du tout premier Tomb Raider, réalisé à l'aide du moteur de Tomb Raider Legends réalisé par Crystal Dynamics.
Ce qui faisait la spécificité du titre original, outre son héroïne, c'était une ambiance quasi contemplative, nimbée dans une torpeur silencieuse, d'où pouvait surgir le danger à tout instant, et que la musique ne venait interrompre que pour mieux souligner les scènes qu'elle illustrait. Le tout plongé dans des niveaux dont le design font encore référence aujourd'hui : si Tomb Raider faisait figurer une dose d'action, avec force chauves-souris à abattre et sauts de cabri à calibrer au poil de millimètre, c'est avant tout la réflexion qui œuvrait en toile de fond. Activer tel mécanisme, jouer aux vases communicants pour débloquer tel passage, et autres chausses-trappes diaboliques et torturées, tel était le lot de notre aristocrate. La progression de la difficulté de ces puzzles était cependant exemplaire, jouant sur les acquis du joueur au fur et à mesure qu'il pénétrait les temples antiques oubliés.
L'histoire n'a pas changé : Lara est envoyée sur les traces du Scion, un artefact aux pouvoirs dépassant l'entendement, par la richissime Jacqueline Natla, dont le physique disneyien ne laisse aucun doute sur les mauvaises intentions qui l'animent et qui ne manqueront pas d'être révélées par la suite. S'en suivent des tribulations au Pérou, en Grèce, en Égypte, pour finir le périple dans la cité perdue de l'Atlantide. Après tout, qui n'a jamais rêvé de ces mondes souterrains, de ces mers lointaines peuplées de légendes, ou d'une richesse soudaine qui se conquerrait au détour d'un chemin de la cordillère des Andes ? Qui n'a jamais souhaité voir le soleil souverain guider ses pas au coeur du pays Inca, vers la richesse et l'histoire des Mystérieuses Cités d'Or ? Mais je m'égare…
Voilà les bases posées, voyons maintenant comment le remake s'en tire. Graphiquement parlant, comme attendu, la comparaison est sans appel : l'ancêtre prend une claque magistrale et accuse son âge avancé. Que d'aucuns aient pu s'extasier sur l'infâme bouillie de pixels qu'était la Lara d'alors, avec son prisme en guise de poitrine (six polygones en tout et pour tout), en devient pour eux une honte insoutenable.
À tel point que les cinématiques, autrefois en vidéo précalculée, sont cette fois entièrement rendues par le moteur temps réel du jeu (ce qui a pour bénéfice la continuité puisque, comme on le verra plus loin, l'apparence de Lara devient personnalisable).
Les niveaux sont à l'avenant, de toute beauté, et qui plus est uniquement séparés les uns des autres par une fenêtre vous indiquant votre succès, au lieu des culs de sacs à leurs extrémités dans l'original. Mieux encore, TRA se débarrasse de l'effet de "grille" qui arpentait les niveaux, lors des déplacements. De même, les caisses qu'on ne pouvait autrefois déplacer qu'en suivant deux axes orthogonaux peuvent maintenant être déplacées en totale liberté, et comble du luxe en respectant la physique de Newton. Naturellement, le moteur de Tomb Raider Legends comporte toujours la myriade d'effets qui contribuent au réalisme et à l'ambiance du jeu : Lara dégouline de partout en s'extirpant d'un lac, et ses vêtements tout comme sa peau diaphane, nacrée et luisante, mettent un certain temps à sécher. Qu'elle vienne à périr en se fracassant contre une paroi, et ses membres se disloqueront comme une poupée démantibulée, à la faveur d'une "ragdoll" du meilleur effet.
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Feral Interactive |
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minimum : Processeur: 1.83GHz RAM: 512Mo Carte Graphique: 64 Mo Système d'Exploitation: 10.4 Disque Dur: 4 Go Lecteur: DVD Périphériques: Souris recommandée: Processeur: 2.4 GHz RAM: 1 Go Carte Graphique: 128 Mo Système d'exploitation: 10.5 Disque Dur: 4 Go Lecteur: DVD Périphériques: Manette |
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49,99 € chez MacGames |
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- fonctionne sur les GMA - ambiance - un grand classique revisité |
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- sauvegardes automatiques - pas encore de version PowerPC |
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Mai 2008






