Adobe Director 11
par Arnauld de La Grandière le 09.04.2008 à 17:07
Dernier volet enfin pour ce qui concerne l'aspect maintenance : le gestionnaire de physique 3D, permettant de gérer des interactions réalistes entre les modèles 3D (collisions, forces, frottements, ressorts…). Jusqu'ici Director utilisait le réputé Havok, mais Macromedia n'avait pu renouveler le contrat avec la société qui lui fournissait, le rachat d'Havok par Intel rendant toute négociation impossible. On était arrivé à un statu quo qui nécessitait une remise à plat, bien qu'il soit encore possible d'utiliser l'Xtra existante jusque-là. Adobe s'est donc tourné vers un autre fournisseur, Ageia (récemment achetée par nVidia). S'il est toujours possible de faire tourner des fichiers exploitant Havok sur Windows et sur les Macs à base de PowerPC, Ageia PhysX est en revanche la seule possibilité sur les Macs à base de processeur Intel, ce qui rend toutes les applications shockwave utilisant l'ancien moteur inexploitable sur les nouveaux Macs, à moins de refaire le code pour qu'il exploite le nouveau moteur. Voilà qui promet quelques frustrations pour les utilisateurs finaux… Concrètement, la majorité des fonctionnalités d'Havok sont reprises, si on omet notamment la gestion des corps concaves. Cependant, le moteur d'Ageia ajoute la gestion de 6 degrés de liberté, autrement dit le "chaînage" d'objets les uns aux autres. En outre, l'Xtra propose une détection de modèles selon un rayon (modelsunderaray) autrement plus véloce que celle qui était disponible jusqu'alors dans Director en lui-même.
Pour ce qui est des nouveautés, on retrouve dans Director les filtres bitmap temps réel de Flash, permettant d'ajouter à la volée des ombres portées, flous, halos, displacement map, et autres matrices de convolution. En outre, il est dorénavant possible d'utiliser le bruit Perlin, mais uniquement sur une variable image et non sur un sprite.

La plus grosse nouveauté est sans aucun doute le support d'unicode, permettant enfin d'oublier les affres du passage d'un texte d'une langue à l'autre et d'un OS à l'autre. Cependant, ce changement se fait à un prix non négligeable : le nouveau moteur de texte est particulièrement lent, alors que l'ancien n'était déjà pas un foudre de guerre. D'autre part, le rendu des polices est plus que discutable, avec le lissage qui disparaît dès lors que les polices font moins de 20 points. En outre, les polices raster ne sont désormais plus supportées. Enfin, le support d'Unicode nécessite la mise à jour de nombre d'Xtras tierces qui ne peuvent plus fonctionner en l'état. Enfin, l'abandon total du format ASCII pose quelques problèmes pour la compatibilité, puisque les codes caractère ont changé. Adobe a pallié au problème pour Shockwave. Lorsque le plugin détecte un fichier non-unicode, c'est l'ancienne version du lecteur qui le prendra en charge. Cependant, cette solution n'a été réalisée que sur Windows, la version Mac de Shockwave 10 n'étant pas disponible au format Universal Binary. De plus, pour ce qui est de la mise à jour d'anciens projecteurs, cette transition posera nombre de problèmes dans quelques cas spécifiques, comme lors de manipulation de données binaires.
Dans l'ensemble, cette version présente donc de sérieux relents d'inachevés, qui poseront bien des problèmes à certains utilisateurs alors que d'autres ne s'en formaliseront guère, en fonction des nombreuses différentes utilisations qui sont faites de Director. Il va sans dire qu'une mise à jour mineure semble impérative pour corriger les soucis les plus handicapants, reste à voir si c'est bien dans les plans d'Adobe. À vrai dire, à moins de changer d'environnement de développement, nombre d'utilisateurs n'auront guère le choix que d'effectuer cette mise à jour s'ils veulent proposer à leurs clients des applications qui fonctionnent sur Windows Vista ou sur les Macs à base de processeurs Intel, et devront donc essuyer les plâtres.
Mais cette publication à la va-vite se veut avant tout porteuse d'un message : Director est toujours là et bien là, et Adobe n'a pas la moindre intention de le laisser disparaître à petit feu, comme autrefois Macromedia le fit avec son grand frère Authorware. Malgré tout, si cette mise à jour sortie dans l'urgence ne remporte guère de succès commercial, il ne faut pas craindre pour l'avenir et la pérennité du grand frère de Flash : Adobe a mis en place un modèle économique pour Director qui lui est tout particulier (notamment par la diffusion de la "Google Bar" avec la version Windows de Shockwave), sa rentabilité ne dépend donc pas directement de ses chiffres de vente. L'effet pervers de ce modèle, c'est qu'il ne s'agit plus pour Adobe de plaire à ses clients avant tout…
Nous jugerons sur pièce, une fois que Director 12 sera disponible, si possible avant 2012…
A noter qu'Adobe vient de mettre à disposition une version d'évaluation fonctionnelle 30 jours.
Pour ce qui est des nouveautés, on retrouve dans Director les filtres bitmap temps réel de Flash, permettant d'ajouter à la volée des ombres portées, flous, halos, displacement map, et autres matrices de convolution. En outre, il est dorénavant possible d'utiliser le bruit Perlin, mais uniquement sur une variable image et non sur un sprite.

Quelques exemples de filtres temps réel
La plus grosse nouveauté est sans aucun doute le support d'unicode, permettant enfin d'oublier les affres du passage d'un texte d'une langue à l'autre et d'un OS à l'autre. Cependant, ce changement se fait à un prix non négligeable : le nouveau moteur de texte est particulièrement lent, alors que l'ancien n'était déjà pas un foudre de guerre. D'autre part, le rendu des polices est plus que discutable, avec le lissage qui disparaît dès lors que les polices font moins de 20 points. En outre, les polices raster ne sont désormais plus supportées. Enfin, le support d'Unicode nécessite la mise à jour de nombre d'Xtras tierces qui ne peuvent plus fonctionner en l'état. Enfin, l'abandon total du format ASCII pose quelques problèmes pour la compatibilité, puisque les codes caractère ont changé. Adobe a pallié au problème pour Shockwave. Lorsque le plugin détecte un fichier non-unicode, c'est l'ancienne version du lecteur qui le prendra en charge. Cependant, cette solution n'a été réalisée que sur Windows, la version Mac de Shockwave 10 n'étant pas disponible au format Universal Binary. De plus, pour ce qui est de la mise à jour d'anciens projecteurs, cette transition posera nombre de problèmes dans quelques cas spécifiques, comme lors de manipulation de données binaires.
Dans l'ensemble, cette version présente donc de sérieux relents d'inachevés, qui poseront bien des problèmes à certains utilisateurs alors que d'autres ne s'en formaliseront guère, en fonction des nombreuses différentes utilisations qui sont faites de Director. Il va sans dire qu'une mise à jour mineure semble impérative pour corriger les soucis les plus handicapants, reste à voir si c'est bien dans les plans d'Adobe. À vrai dire, à moins de changer d'environnement de développement, nombre d'utilisateurs n'auront guère le choix que d'effectuer cette mise à jour s'ils veulent proposer à leurs clients des applications qui fonctionnent sur Windows Vista ou sur les Macs à base de processeurs Intel, et devront donc essuyer les plâtres.
Mais cette publication à la va-vite se veut avant tout porteuse d'un message : Director est toujours là et bien là, et Adobe n'a pas la moindre intention de le laisser disparaître à petit feu, comme autrefois Macromedia le fit avec son grand frère Authorware. Malgré tout, si cette mise à jour sortie dans l'urgence ne remporte guère de succès commercial, il ne faut pas craindre pour l'avenir et la pérennité du grand frère de Flash : Adobe a mis en place un modèle économique pour Director qui lui est tout particulier (notamment par la diffusion de la "Google Bar" avec la version Windows de Shockwave), sa rentabilité ne dépend donc pas directement de ses chiffres de vente. L'effet pervers de ce modèle, c'est qu'il ne s'agit plus pour Adobe de plaire à ses clients avant tout…
Nous jugerons sur pièce, une fois que Director 12 sera disponible, si possible avant 2012…
A noter qu'Adobe vient de mettre à disposition une version d'évaluation fonctionnelle 30 jours.
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Adobe Systems Inc. |
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(authoring) Processeur Intel multicœur Mac OS X v.10.4 512 Mo de RAM disponible (1 Go recommandé) 500 Mo d'espace disque disponible (Projecteurs et Shockwave) Processeur PowerPC® G3, G4, G5 ou Intel Mac OS X v.10.4 512 Mo de RAM Safari 2.0 |
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Version complète : 1 194,80 € TTC Mise à jour : 361,79 € TTC |
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Enfin le support des processeurs Intel Support d'Unicode |
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Moteur texte ralenti Pas de support d'AS3 dans Flash |
Le verdict de MacGeneration
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Février 2012




