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Adobe Director 11
par Arnauld de La Grandière le 09.04.2008 à 17:07

Lors du passage à Mac OS X, Steve Jobs avait appelé le PDG de Macromedia, Rob Burgess, pour lui demander où en était la version OS X de Director, qui se faisait désirer. De nos jours, Steve Jobs annonçait il y a peu le portage pour processeurs Intel de la "dernière grande application manquante", à savoir Microsoft Office… Et Director dans tout ça ?

Lors de la fusion Macromedia-Adobe, nombreux étaient ceux qui se sont inquiétés de l'avenir de Director, autrefois le vaisseau amiral de la société, et dorénavant devenu le parent pauvre au profit de Flash, son nouveau cheval de bataille. Et pourtant, le vénérable Director (23 ans au compteur) refait surface, dans sa version 11, après quatre ans de dormance sans la moindre mise à jour.

Au-delà du galimatias de l'équipe marketing, Adobe se veut très claire : il s'agit là avant tout d'une version de maintenance et de transition, les nouveautés juteuses étant réservées aux versions futures. Celles-ci ne manqueront pas de venir, nous assure-t-on : espérons cependant que le rythme des mises à jour s'accentuera quelque peu…
Il ne faut donc pas s'attendre à de nouvelles fonctionnalités révolutionnaires, mais à une mise au goût du jour qui permet de continuer à travailler avec le logiciel dans l'environnement technologique actuel. Au menu donc, correction de bugs, compatibilité avec les systèmes actuels, support de la dernière version de Flash, le traditionnel ravalement de façade, et une poignée de nouveautés en prime.


Pour ce qui est de la correction de bugs, nous sommes gâtés, puisque ce sont plus d'un millier d'entre eux qui se sont vus éradiquer, des plus anodins aux plus frustrants : les fichiers Real Video fonctionnent à nouveau sur Mac, plus de plantage aléatoire de Shockwave lors de l'utilisation cumulée de la 3D et du son, les couches Alpha sont mieux gérées par Imaging Lingo, etc. Voici une liste des bugs les plus importants, en attendant une "technote" plus complète. Tout ceci représente en soi un énorme travail abattu, mai il s'est hélas fait au détriment du reste, comme on va le voir.

Si Director 11 corrige les problèmes de compatibilité avec Windows Vista (notamment en apportant le support de DirectX 9 pour la 3D), Leopard quant à lui n'est pas officiellement supporté… Director fonctionne malgré tout sans problème notable. Le support des processeurs Intel est bien évidemment au menu, mais si le PowerPC est toujours d'actualité pour les projecteurs et pour Shockwave, ça n'est plus le cas pour Director en lui-même (il fonctionne malgré tout, mais à vos risques et périls). On reste également quelque peu dubitatif en constatant que Shockwave et ses Xtras sont dorénavant distribués au format Universal Binary, doublant ainsi la taille du téléchargement : s'il est logique que ça soit le cas pour des applications qu'on peut déplacer d'un disque dur à l'autre, ce choix est plus contestable pour une extension système qui n'a pas cette vocation.

La mise à jour de l'Xtra permettant d'intégrer Flash dans Director fait tout autant pâle figure : s'il est possible d'utiliser des fichiers Flash CS3, impossible en revanche de communiquer avec du code en AS3, ce qui va poser de gros problèmes à nombre d'utilisateurs. Fait notable, c'est la première fois que la dernière mise à jour de Director ne supporte pas intégralement la dernière mise à jour de Flash…

Quant au rafraîchissement de l'interface, il laisse quelque peu perplexe : la fenêtre de distribution est dorénavant une palette, affichée en permanence au-dessus de toutes les autres fenêtres, ce qui a plutôt tendance à gaspiller de la surface d'écran, et pire encore, mène à bien des confusions quant à savoir quelle fenêtre dispose du focus souris/clavier. (dans les guidelines d'Apple, une palette d'outil doit être réservée à l'activation de différents modes d'utilisation et non permettre une quelconque sélection). Et bien évidemment, les palettes disparaissent lorsqu'on active Exposé, ou dès lors que l'application passe au second plan (ce qui rend tout glisser-déposer depuis le Finder impossible). Fort heureusement, on peut basculer l'interface en mode "Director 8" (sic), ce qui règle ces problèmes pour le moins agaçants.

Si j'appuie sur la touche "delete", qu'est-ce qui s'effacera?


Tout n'est pas à jeter cependant, puisque la fenêtre de script se voit adjoindre deux nouvelles fonctionnalités, l'une permettant d'accéder au dictionnaire Lingo/Actionscript, l'autre affichant l'arborescence de votre code et y permettant un accès rapide, avec une hiérarchie distribution/type de script/nom du gestionnaire.

Le navigateur de scripts


Le dictionnaire

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editor Adobe Systems Inc.
configuration (authoring)
Processeur Intel multicœur
Mac OS X v.10.4
512 Mo de RAM disponible (1 Go recommandé)
500 Mo d'espace disque disponible
(Projecteurs et Shockwave)
Processeur PowerPC® G3, G4, G5 ou Intel
Mac OS X v.10.4
512 Mo de RAM
Safari 2.0
price Version complète : 1 194,80 € TTC
Mise à jour : 361,79 € TTC
grade Enfin le support des processeurs Intel
Support d'Unicode
minus Moteur texte ralenti
Pas de support d'AS3 dans Flash
grade