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Apple TV
par Vincent Absous le 12.04.2007 à 12:38

N’y allons pas par quatre chemins : Apple TV est un formidable petit boîtier qui ne sert presque à rien. Voilà, c’est dit ! On attendait pourtant beaucoup de l’objet, mais Apple a décidé de le brider d’une façon telle qu’on peut toujours attendre. Certes, l’appareil a de très nombreux atouts pour lui, nous allons les passer en revue, mais il souffre de limitations rébarbatives qu’on ne va pas manquer également de souligner. Chronique d’une déception annoncée.



Soyons sincère, Apple n’a pas menti. Depuis le début, elle annonce la couleur : Apple TV est fait pour être couplé à iTunes. Le slogan utilisé sur le site le dit d’ailleurs assez bien : “Si c’est sur iTunes, ça passe sur votre grand écran”. Bref, là où certains voulaient voir en Apple TV un vrai média center, ils n’ont le droit qu’à une extension sans fil du juke-box d’Apple. Conséquences de cette “philosophie” : une vraie simplicité (pas besoin de s’occuper de gaver le boîtier de vidéos, de musiques, de photos, iTunes s’occupe de tout), mais aussi, et malheureusement surtout, de vraies limitations.

Pourtant, tout avait bien commencé

Comme toujours, Apple joue sur le tableau de la simplicité. Apple TV, tel qu’il est conçu par Cupertino, c’est un petit pavé, fin, plus peut-être qu’on ne s’y attend (l’objet ne fait même pas vingt centimètres de long ou de large pour une hauteur de 28 mm). Un petit pavé donc qui rappelle vraiment beaucoup le Mac mini. L’accompagne la désormais fameuse Apple Remote, la télécommande qu’Apple livre avec pratiquement tous ses Mac (à ce rythme-là, il faut les étiqueter pour s’y retrouver). Un mode d’emploi qu’on n’a pas vraiment besoin de lire, comme toujours, et c’est tout. Pas de câble, sinon le cordon d’alimentation (à noter d’ailleurs qu’il n’y a qu’un cordon et pas de boîtier d’alimentation externe).



Le reste semble simple : il faut juste un téléviseur et un câble pour faire le lien. Côté téléviseur, on le sait, la Pomme n’a pas vu large. En gros, il faut un appareil récent, LCD ou Plasma, plutôt à écran large (ou capable de jouer du 16/9e et de l’afficher, avec des bandes noires, sur un écran 4/3). Apple TV est fait pour la haute définition (720p HD ou 1080p HD), 100 ou 50 Hz. Un écran offrant une résolution de 576p en 50 Hz peut toutefois passer (voir le détail sur cette page). Évidemment, dans ces conditions, nombre de personnes qui auraient pu être intéressées par l’objet vont devoir passer leur chemin. En ce qui nous concerne, nous avons pu opter pour la résolution optimale, sur un LCD Samsung.



Si on a déjà le câble qui va bien, on le branche, sinon on court vite en acheter un, parce que, forcément, sinon, ça ma moins bien marcher. Apple TV accepte deux types de connectiques. Le HDMI et le Vidéo Composante. Pour l’audio, une sortie optique permet de relier l’appareil à une chaîne Hi-Fi ou, peut-être plutôt, à un système son Home-Cinema (une sortie son analogique est aussi proposée). Ensuite, on branche Apple TV au secteur et on admire. Au premier lancement, on ouvre ses mirettes toutes grandes et on fait “Oh !”. Une très jolie animation est jouée qui cède la place à un assistant de configuration.



En quelques minutes, ledit assistant raccorde Apple TV au réseau de la maison. Dans l’idéal, Apple TV est fait pour être utilisé en Wi-Fi. On peut toutefois rejoindre un réseau filaire, un port Ethernet est prévu à cet effet. Évidemment, dans ces conditions, la chose peut sembler moins intéressante : autant brancher le Mac directement à la télévision. Une solution Ethernet sera toutefois intéressante pour qui dispose d’un logement intégralement câblé.

Revenons à l’établissement de la connexion au réseau. L’appareil est censé découvrir de lui-même les différents réseaux disponibles dans son environnement proche. Dans les faits, il ne l’a pas toujours fait aussi bien qu’on l’aurait voulu au cours de nos tests. Certaines fois, sans qu’on sache vraiment pourquoi, il n’a pas vu le réseau principal de la maison, alimenté pourtant par une toute pimpante borne AirPort Extreme de nouvelle génération. Passons. De toute façon, la procédure de jumelage ne se fait qu’une fois, la première, normalement.



Le réseau détecté, il faut saisir le mot de passe. Pas de clavier (non le port USB ne sert pas à brancher un tel périphérique). Il faut donc en passer par la petite télécommande. Les habitués des consoles de nouvelle génération ont l’habitude de cette petite gymnastique. De toute façon, encore une fois, entrer le mot de passe du réseau ne se fait qu’une fois, la première, toujours.
La borne connectée ainsi au réseau, elle peut accéder à Internet. Au cours de certains de nos essais, un message est toutefois parfois apparu disant qu’Apple TV ne parvenait pas à se connecter. Il a suffi alors de préciser que le réseau était en DHCP pour que le boîtier obtienne aussi son adresse IP.

Un détail qui a son importance : un facteur essentiel est à prendre en considération : l’état de la liaison sans fil. Le point d’accès du réseau sans fil, en l’occurrence une nouvelle borne AirPort Extreme, est placé dans le bureau au deuxième niveau de l’appartement. L’Apple TV, lui, est placé au niveau inférieur, dans le salon, à côté de la télé (un câble HDMI, ce n’est guère long). Lors de nos premiers essais, la borne était configurée avec un taux de multidiffusion de 2 Mpbs. La liaison entre les deux appareils était souvent interrompue. Nous avons modifié la valeur pour la mettre au maximum (11 Mbps), tous les problèmes ont disparu.



Désormais connecté au réseau sans fil, Apple TV peut aller chercher du contenu sur le “réseau des réseaux”. Concrètement, pour l’utilisateur européen, cela signifie que le boîtier se connecte aux serveurs d’Apple pour récupérer les bandes-annonces en anglais de films qui ne sortiront peut-être jamais chez lui (c’est d’ailleurs souvent mieux ainsi) et les extraits des films les mieux vendus sur iTunes Store (que de toute façon il ne peut pas acheter), ainsi que les extraits des derniers épisodes des séries à la mode outre Atlantique (qu’il ne peut pas plus acheter).



Pour l’heure, le véritable intérêt de la connexion Internet est ici : elle peut aussi être mise à profit pour vérifier la présence d’une mise à jour logicielle du boîtier. Au moment de la rédaction de cet article, le programme interne en est toujours à sa version 1.0.

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editor - Apple
configuration - Un Mac (ou même un PC) et un téléviseur récent.
price 299 €
grade - Le look
- La simplicité de configuration
- La simplicité d'utilisation
- La télécommande
minus - Trop bridé
- Connectique trop limitée
- Pas de contenu HD en vente sur iTunes
- Risque d'être vite remisé
grade