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iMac 24 pouces 2,16 GHz
par Vincent Absous le 17.01.2007 à 14:13

Il y a quelques années, Apple avait créé la sensation en proposant un iMac G4 17”. À l’époque, la dalle panoramique était immense. On avait là un exploit technologique. Quelques mois plus tard, la Pomme présentait un iMac 20”. On voyait circuler sur le net des jolis fakes où le tournesol, affublé d’un écran 24 voire 30”, finissait par basculer. Quand en septembre dernier, Apple a présenté un nouvel iMac, cette fois équipé d’un écran 24 pouces, ça n’a pas vraiment surpris. C’est que désormais tout le monde s’est fait aux grandes dimensions. Et puisque, plus que jamais, l’ordinateur est appelé à être le centre de notre vie, résolument numérique, et de nos loisirs, il est normal qu’il offre tout le confort nécessaire. Ce Mac à l’écran hors norme, nous l’avons testé pour vous.



L’iMac 24” que nous avons pu tester n’est pas celui qu’Apple livre dans sa configuration de base. Dans le cas présent, si le processeur n’a pas été changé (c’est un Intel Core 2 Duo cadencé à 2,16 GHz), la mémoire vive a été portée à 2 Go, la carte vidéo est une nVidia GeForce 7600 dotée de 256 Mo de mémoire SDRAM, le disque dur offre 500 Go d’espace où stocker ses fichiers. Bref, cet iMac-là est, sur le papier au moins, une bête de course.

Le temps que la commande soit traitée (on sait que toute modification à la configuration de base a pour conséquence d’augmenter sensiblement le délai de livraison), on a suivi ce que nos forums disaient de la machine. Autant dire qu’on a eu le temps de se faire des frayeurs. Mais il en est des forums comme d’autres choses : on aime, évidemment, à y parler plutôt des trains qui arrivent en retard que de ceux qui arrivent à l’heure. Et des trains qui arrivent en retard, on en parle beaucoup dans ce sujet. Bruit de ventilation très fort, grésillement agaçant, pixels morts, affichage absolument pas homogène, luminosité beaucoup trop vive, j’en passe et des pires. Bref, on a eu le temps de se faire à l’idée que le Mac qu’on allait recevoir était une catastrophe industrielle.

Tout commence toujours par un carton

Autant dire que le jour où ce Mac est arrivé, on a été circonspect. À l’extérieur, le carton ne laissait rien deviner. Énorme, évidemment, il ne permettait en tout cas pas de voir l’écran assurément fêlé ou le pied cassé. Dans ce carton, on trouvait tout ce qu’on devait y trouver : une plaque de polystyrène accueillant le clavier et une boîte en carton siglée d’une jolie pomme contenant un petit livret, qu’on a à peine ouvert, expliquant comment fonctionne un Mac et intitulé "Tout ce qui est Mac", une pochette où était inscrite "Tout le reste" (c’est-à-dire les traditionnels autocollants, les contrats de licence des logiciels, les DVD d’installation et de restauration des logiciels et du système, la garantie, la télécommande Apple et la souris Mighty Mouse.

L’iMac se tenait sagement sous cette première plaque, attendant qu’on le sorte. Autant dire, d’ailleurs, que pour le sortir, il ne faut pas loin d’être deux. Si avec les autres iMac, les G3, les G4, les G5 ou MacIntel, même 20”, on pouvait parler d’ordinateur “transportable” (on se souvient de la poignée des iMac G3), avec le petit dernier de la gamme, il ne faut pas rêver. Plus de 11 Kg, ça ne se déplace qu’en cas de nécessité. Mais au-delà du poids, ce sont les dimensions de l’écran qui rendent l’appareil peu mobile. De toute façon, un iMac reste un ordinateur de bureau.



Passons très vite sur la présentation générale du Mac. Depuis la présentation de la gamme en septembre 2004, rien n’a vraiment changé. Certes, cet iMac est plus mince qu’il ne l’était à ses débuts, certes il est équipé depuis quelque temps déjà d’une iSight intégrée qu’il fallait aimanter à son sommet auparavant, mais rien de vraiment différent avec les autres modèles de la gamme : une prise à l’arrière pour relier au secteur, une série de ports, à la verticale pendant quelques mois, à l’horizontale depuis un certain temps déjà. L’iMac 24” se différencie toutefois des autres iMac (et des autres ordinateurs grand public d’Apple) par son port FireWire 800. Si cette connectique ne semble pas rencontrer le succès escompté par Apple, elle inscrit clairement cet ordinateur dans le monde professionnel. Grâce à ce port, on peut brancher du matériel (caméscope, disque dur, etc.) encore réservé à des utilisateurs particuliers. L’ajout de ce port FireWire 800 a une conséquence immédiate : on perd un port FW 400. À dire vrai, ça n’est plus vraiment très grave. La généralisation de l’USB 2.0 fait que ce port-là sert encore souvent pour connecter les caméscopes grand public, mais plus les disques durs externes (qu’on peut souvent chaîner, de toute façon) ou les iPod (qui n’acceptent plus le FireWire depuis un certain temps). Si donc nombre de vos périphériques nécessitent de tels ports, il vous faut réfléchir à ce problème. En revanche, du coup, trois ports USB 2.0, c’est presque trop peu aujourd’hui et leur implantation n’est pas idéale pour qui doit varier les branchements régulièrement. Le port Ethernet est là, heureusement, mais plus le port Modem traditionnel. On le sait, Apple vend en option un modem USB pour qui en a besoin. Enfin, côté audio, l’iMac 24”, comme les autres modèles, offre une sortie son optique sous la forme d’une prise jack tout ce qu’il y a de plus commun où brancher casque ou écouteur ou, si l’on préfère, un système sonore pour lui donner encore plus de coffre. Une entrée audio numérique permet de récupérer le son d’un périphérique externe. Équipé comme il l’est, l’iMac 24” a donc de quoi répondre pour l’essentiel aux exigences des particuliers ou des professionnels.

L’installation

Côté installation, rien d’original, évidemment. Depuis un certain temps déjà, le Mac ne demande pas les disques lors du premier démarrage. Du coup, une fois qu’on a donné les quelques renseignements nécessaires à la configuration de l’ordinateur, on se retrouve devant le Bureau. Et pour peu que la connexion au réseau soit active et qu’on ait un compte .Mac, l’ordinateur est immédiatement renseigné sur l’état civil du propriétaire. L’installation prendra plus de temps si on demande le transfert de son dossier personnel, de ses applications, etc. depuis son ancien Mac vers le nouveau, en passant par le mode cible FireWire. Ce n’est pas ce qu’on a fait ; on préfère repartir de zéro, et transférer, fichier par fichier, dossier par dossier, ce qu’on veut récupérer. Tant que l’assistant Migration de Mac OS X ne permettra pas de personnaliser plus avant son choix de dossiers, on se passera de le convoquer.

Premières impressions

Nous voilà donc devant ce Bureau bleu. Ce grand Bureau bleu. Pour le coup, passer d’un écran 20”, qu’en son temps on trouvait déjà géant, à un écran 24”, cela donne un joli coup. Pas de doute, 24”, c’est beaucoup, au point qu’il est indispensable que la distance entre l’écran et l’utilisateur soit relativement importante, au risque sinon de ne jamais pouvoir embrasser du regard la totalité de l’écran, au risque donc de fatiguer ses yeux plus vite encore. Cela dit, une telle dimension, c’est un bonheur pour qui utilise Final Cut, Aperture, ou même iPhoto. Et si 24 pouces ne suffisent toujours pas, Apple a pris de bonnes habitudes qu’elle conserve ici : on peut “étendre” le Bureau en branchant un deuxième moniteur.



Pour le reste, oui, la luminosité de la dalle est très importante. Sur son site, Apple parle de 400 cd/m. Sauf pour les spécialistes, une telle valeur ne veut pas dire grand-chose. À la limite, rapportée à celle de l’iMac 20” (280 cd/m), cette valeur dit assez que la luminosité de ce modèle est nettement plus forte. Au point que nous l’avons très largement diminuée ; au point aussi que, sur nos forums, nombreux sont ceux qui affirment avoir téléchargé tel ou tel utilitaire à même de descendre encore cette valeur en deçà de ce que permet Mac OS X. Les photographes, les vidéastes, les maquettistes trouveront assurément que la luminosité est trop importante. Dans une ambiance sombre, on a intérêt à baisser la luminosité, au risque sinon de se fatiguer excessivement les yeux. En tout cas, notre ancien iMac G5, qu’on trouvait pourtant lumineux, placé à côté du 24”, semble subitement très sombre ; et la dalle brillante du MacBook noir a l’air beaucoup plus terne. Nous n’avons en revanche remarqué aucun vrai problème d’homogénéité de la lumière. Certes, il faut quelques instants, après le démarrage de la machine, pour que la luminosité soit à sa valeur optimale, certes, sur les bords, et si l’on affiche du blanc, la dalle peut sembler moins lumineuse, un peu grise peut-être, mais rien de bien vilain et on avait exactement le même phénomène sur notre iMac G5. Côté pixels, l’iMac en affiche 1920 par 1200. Autant que sur le Cinema Display 23”. La surface d’affichage étant plus importante, la précision est donc moindre. Cela pourrait gêner certains utilisateurs exigeants. Cela ne nous ennuie pas. Dans le cadre d’une utilisation courante (bureautique, retouche photo modeste et vidéo), ça n’a absolument aucune incidence. Achevons sur ce chapitre par le ratio de contraste : il est de 700:1, une valeur moindre d’ailleurs que celle de l’iMac 20”. Autre élément important : l’angle de vision. Le site annonce un angle, à la verticale comme à l’horizontale, de 178°. Il suffit de savoir qu’évidemment l’image n’est jamais aussi bonne que lorsqu’on regarde l’écran en face, mais que cet iMac-là offre un vrai confort d’utilisation.

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editor - Apple
configuration - iMac Intel Core 2 Duo 2,16 GHz, 24", 2 Go, 500 Go
price 1 999 €(configuration de base)
2 509 € (configuration testée)
grade - Le design
- L'écran spacieux et lumineux
- Les performances
- Le prix honnête dans la configuration de base
- Le silence
minus - Le disque dur pas exactement à la hauteur
- Certains seront gênés par une luminosité trop forte
- Pas de modem

Le verdict de MacGeneration

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