Labo d'Adobe CS
par Hervé Butaye le 14.06.2004 à 09:13
InDesign 3


La fenêtre de création d'un document révèle l'une des nouveautés importantes de cette version : les fonds perdus et lignes-blocs. Les premiers posent des guides à l'extérieur de la page pour délimiter le fond perdu qui peut être différent sur chaque côté, les lignes-blocs contiendront annotations, légendes, etc. et seront imprimés hors format, mais pourront ou non apparaître sur les versions de corrections, PDF et autres sorties de contrôle. Une très bonne idée en vérité. Dans la fenêtre d'InDesign, le menu qui permettait de passer du mode de prévisualisation au mode visualisation s'est logiquement enrichi de la prévisualisation avec ou sans débord, avec ou sans lignes-blocs.

L'interface a été remaniée à la mode Photoshop une barre contextuelle au-dessus de la fenêtre du document et c'est un vrai bonheur à tel point que les palettes rétractables sur le côté de l'écran pourtant très bien conçues en deviennent quelquefois complètement inutiles comme la palette alignement par exemple puisque la sélection de plusieurs blocs fait automatiquement apparaître toutes ses fonctions dans la barre.

Les rédacteurs sont choyés : le texte hérite maintenant d'un éditeur comme Macromedia FreeHand et le texte importé peut conserver le lien avec le fichier original (comme les images). Les glyphes les plus souvent utilisés seront regroupés dans une palette pour les avoirs sous la main dans tous vos documents et les styles imbriqués font leur apparition. Ces derniers permettent d'automatiser la pose de styles différents selon de nombreuses règles du genre "sur 3 mots" ou "jusqu'au caractère x". Les fonctions sont puissantes et feront gagner un temps précieux.
La couleur s'enrichit avec l'introduction historique dans le monde du print de mélanges d'encres en tons directs et quadri ou vernis. Voilà LA raison d'acheter toute la suite quand on travaille souvent en tons directs comme dans le monde de la presse ou du textile par exemple. Les commandes sont instinctives, claires et Adobe a en plus ajouté la possibilité de créer une ou plusieurs nuances par incrémentation automatique.
Enfin, la chaîne graphique dans son ensemble profite d'améliorations conséquentes puisqu'une nouvelle palette fait son apparition, qui permet de prévisualiser les aplatissements, les séparations, et d'intervenir sur les encres. La prévisualisation des aplatissements fait apparaître en rouge les zones qui seront aplaties en impression et qui représentent donc un risque potentiel, on choisit exactement le type d'objet auquel la palette fera référence. Les séparations se visualisent aussi directement dans le document, en cochant ou décochant une couche dans la palette. On peut enfin visualiser dans le document les éléments qui dépasseront une limite d'encre que l'on aura fixée.

Le problème de la version 2.0.2 d'InDesign était de trouver un prestataire équipé, avec le temps heureusement les choses se sont arrangées et l'on trouve aujourd'hui de nombreux graveurs et imprimeurs acceptant des documents InDesign. Adobe avait annoncé la compatibilité avec la version 2 au travers d'un format de fichier commun, une passerelle appelée InDesign interchange (.inx) et la nouvelle version enregistre bien à ce format. La lecture depuis InDesign 2 nécessite les dernières versions des modules Scripting et XML Reader qui ne sont pas livrées sur les CD de la Creative Suite mais l'aide d'InDesign 3 nous indique qu'ils seront disponibles sur le site de l'éditeur. Ça n'est pas encore le cas au moment ou j'écris ces lignes et les malheureux maquettistes qui comptaient fournir un document compatible pour l'impression en seront peut-être pour leurs frais. Ils pourront alors fort heureusement se rabattre sur l'exportation en PDF qui a été également améliorée dans cette version et permet par exemple d'utiliser les fonds perdus, lignes-blocs et d'enregistrer au format 4 (1.3), 5 (1.4) et 6 (1.5), et autorise le PDF/X-1a et 3. les paramètres créés dans Acrobat Distiller sont également disponibles dans le menu. Le copier-coller entre applications de la suite a aussi été travaillé et entre Illustrator 11 et InDesign 3, le courant ne passe pas trop mal de ce côté.
Une application aussi complexe comporte forcément quelques bogues. L'un d'entre eux concerne les blocs à coins vifs auxquels on applique un effet d'arrondi pour donner l'illusion d'un bloc à coins arrondis, la première opération de pathfinder fera disparaître cet effet alors que la transformation préalable du bloc en bloc libre permet l'opération.
Illustrator 11

Ce qui apparaît immédiatement après l'ouverture d'Illustrator 11, c'est qu'il ne bénéficie pas de l'effort d'interface opéré sur InDesign. Ici, point de barre contextuelle ou de palettes dockables, encore moins de composition d'espaces de travail. Illustrator 11 commence à dater et ça se voit.
Pourtant, le logiciel a lui aussi évolué et Adobe a enfin entendu les utilisateurs qui réclamaient le retour d'Adobe Dimensions. Le nouvel outil 3D pousse en fait un peu plus loin le concept de Dimensions en permettant d'enregistrer l'effet sous forme de style et de l'appliquer ensuite à d'autres objets dans l'illustration ou de modifier après coup la forme qui a servi à le créer. Le texte reste ainsi pleinement éditable, les couleurs et filets aussi. Différents types de 3D coexistent comme l'extrusion avec ou sans biseau et la rotation 3D.
Le module 3d permet également d'effectuer une rotation de forme autour d'un axe. Là encore, les options sont nombreuses et devraient couvrir tous les cas de figure. Ces effets se modifient par la palette "aspect" et peuvent se cumuler, leur temps de calcul commençant alors à se faire sentir. Car c'est là une grande nouveauté par rapport à Dimensions : le module réagit vite, très vite.

Enfin, il est aussi possible de plaquer des illustrations après les avoir enregistrées comme symboles, et on fait alors défiler les faces de l'objet jusqu'à trouver celle qui nous intéresse. Une fois encore, on retrouve l'interface de Dimensions avec ses faces présentées en développement sur lesquelles on ajuste l'illustration.
Un nouvel effet griffonnage vient s'ajouter dans les filtres, le moteur de texte a été revu, c'est le même qu'InDesign, ce qui explique que le copier-coller entre les 2 applications fonctionne aussi bien. Par contre, et pour les mêmes raisons, les fichiers Illustrator 11 ne seront pas récupérés intacts dans les versions précédentes : le texte risque d'être morcelé et c'est pourquoi il faut pour enregistrer un eps au format précédent passer par la commande "exporter". Adobe a aussi ajouté au menu Fichier un enregistrement direct pour Microsoft Office, mais cette commande n'est en fait qu'un banal export en .png alors qu'on aurait pu imaginer que, sensible au contexte, il ait été possible d'enregistrer une portion de texte au format Word ou un graphique en tant que diapositive Powerpoint. Assez décevant donc. Bon point par contre pour l'exportation au format PhotoShop qui propose de conserver le caractère éditable du texte et la disposition des calques. Comme pour InDesign, le copier-coller a aussi été amélioré.


La fenêtre de création d'un document révèle l'une des nouveautés importantes de cette version : les fonds perdus et lignes-blocs. Les premiers posent des guides à l'extérieur de la page pour délimiter le fond perdu qui peut être différent sur chaque côté, les lignes-blocs contiendront annotations, légendes, etc. et seront imprimés hors format, mais pourront ou non apparaître sur les versions de corrections, PDF et autres sorties de contrôle. Une très bonne idée en vérité. Dans la fenêtre d'InDesign, le menu qui permettait de passer du mode de prévisualisation au mode visualisation s'est logiquement enrichi de la prévisualisation avec ou sans débord, avec ou sans lignes-blocs.
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L'interface a été remaniée à la mode Photoshop une barre contextuelle au-dessus de la fenêtre du document et c'est un vrai bonheur à tel point que les palettes rétractables sur le côté de l'écran pourtant très bien conçues en deviennent quelquefois complètement inutiles comme la palette alignement par exemple puisque la sélection de plusieurs blocs fait automatiquement apparaître toutes ses fonctions dans la barre.

Les rédacteurs sont choyés : le texte hérite maintenant d'un éditeur comme Macromedia FreeHand et le texte importé peut conserver le lien avec le fichier original (comme les images). Les glyphes les plus souvent utilisés seront regroupés dans une palette pour les avoirs sous la main dans tous vos documents et les styles imbriqués font leur apparition. Ces derniers permettent d'automatiser la pose de styles différents selon de nombreuses règles du genre "sur 3 mots" ou "jusqu'au caractère x". Les fonctions sont puissantes et feront gagner un temps précieux.
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La couleur s'enrichit avec l'introduction historique dans le monde du print de mélanges d'encres en tons directs et quadri ou vernis. Voilà LA raison d'acheter toute la suite quand on travaille souvent en tons directs comme dans le monde de la presse ou du textile par exemple. Les commandes sont instinctives, claires et Adobe a en plus ajouté la possibilité de créer une ou plusieurs nuances par incrémentation automatique.
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Enfin, la chaîne graphique dans son ensemble profite d'améliorations conséquentes puisqu'une nouvelle palette fait son apparition, qui permet de prévisualiser les aplatissements, les séparations, et d'intervenir sur les encres. La prévisualisation des aplatissements fait apparaître en rouge les zones qui seront aplaties en impression et qui représentent donc un risque potentiel, on choisit exactement le type d'objet auquel la palette fera référence. Les séparations se visualisent aussi directement dans le document, en cochant ou décochant une couche dans la palette. On peut enfin visualiser dans le document les éléments qui dépasseront une limite d'encre que l'on aura fixée.

Le problème de la version 2.0.2 d'InDesign était de trouver un prestataire équipé, avec le temps heureusement les choses se sont arrangées et l'on trouve aujourd'hui de nombreux graveurs et imprimeurs acceptant des documents InDesign. Adobe avait annoncé la compatibilité avec la version 2 au travers d'un format de fichier commun, une passerelle appelée InDesign interchange (.inx) et la nouvelle version enregistre bien à ce format. La lecture depuis InDesign 2 nécessite les dernières versions des modules Scripting et XML Reader qui ne sont pas livrées sur les CD de la Creative Suite mais l'aide d'InDesign 3 nous indique qu'ils seront disponibles sur le site de l'éditeur. Ça n'est pas encore le cas au moment ou j'écris ces lignes et les malheureux maquettistes qui comptaient fournir un document compatible pour l'impression en seront peut-être pour leurs frais. Ils pourront alors fort heureusement se rabattre sur l'exportation en PDF qui a été également améliorée dans cette version et permet par exemple d'utiliser les fonds perdus, lignes-blocs et d'enregistrer au format 4 (1.3), 5 (1.4) et 6 (1.5), et autorise le PDF/X-1a et 3. les paramètres créés dans Acrobat Distiller sont également disponibles dans le menu. Le copier-coller entre applications de la suite a aussi été travaillé et entre Illustrator 11 et InDesign 3, le courant ne passe pas trop mal de ce côté.
Une application aussi complexe comporte forcément quelques bogues. L'un d'entre eux concerne les blocs à coins vifs auxquels on applique un effet d'arrondi pour donner l'illusion d'un bloc à coins arrondis, la première opération de pathfinder fera disparaître cet effet alors que la transformation préalable du bloc en bloc libre permet l'opération.
Illustrator 11

Ce qui apparaît immédiatement après l'ouverture d'Illustrator 11, c'est qu'il ne bénéficie pas de l'effort d'interface opéré sur InDesign. Ici, point de barre contextuelle ou de palettes dockables, encore moins de composition d'espaces de travail. Illustrator 11 commence à dater et ça se voit.
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Pourtant, le logiciel a lui aussi évolué et Adobe a enfin entendu les utilisateurs qui réclamaient le retour d'Adobe Dimensions. Le nouvel outil 3D pousse en fait un peu plus loin le concept de Dimensions en permettant d'enregistrer l'effet sous forme de style et de l'appliquer ensuite à d'autres objets dans l'illustration ou de modifier après coup la forme qui a servi à le créer. Le texte reste ainsi pleinement éditable, les couleurs et filets aussi. Différents types de 3D coexistent comme l'extrusion avec ou sans biseau et la rotation 3D.
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Le module 3d permet également d'effectuer une rotation de forme autour d'un axe. Là encore, les options sont nombreuses et devraient couvrir tous les cas de figure. Ces effets se modifient par la palette "aspect" et peuvent se cumuler, leur temps de calcul commençant alors à se faire sentir. Car c'est là une grande nouveauté par rapport à Dimensions : le module réagit vite, très vite.

Enfin, il est aussi possible de plaquer des illustrations après les avoir enregistrées comme symboles, et on fait alors défiler les faces de l'objet jusqu'à trouver celle qui nous intéresse. Une fois encore, on retrouve l'interface de Dimensions avec ses faces présentées en développement sur lesquelles on ajuste l'illustration.
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Un nouvel effet griffonnage vient s'ajouter dans les filtres, le moteur de texte a été revu, c'est le même qu'InDesign, ce qui explique que le copier-coller entre les 2 applications fonctionne aussi bien. Par contre, et pour les mêmes raisons, les fichiers Illustrator 11 ne seront pas récupérés intacts dans les versions précédentes : le texte risque d'être morcelé et c'est pourquoi il faut pour enregistrer un eps au format précédent passer par la commande "exporter". Adobe a aussi ajouté au menu Fichier un enregistrement direct pour Microsoft Office, mais cette commande n'est en fait qu'un banal export en .png alors qu'on aurait pu imaginer que, sensible au contexte, il ait été possible d'enregistrer une portion de texte au format Word ou un graphique en tant que diapositive Powerpoint. Assez décevant donc. Bon point par contre pour l'exportation au format PhotoShop qui propose de conserver le caractère éditable du texte et la disposition des calques. Comme pour InDesign, le copier-coller a aussi été amélioré.



Février 2012
















