Aperçu d'Illustrator 11
par Benjamin Ferran le 04.03.2003 à 00:25
Après avoir porté la plupart de ses titres phares sur Mac OS X, Adobe s'attaque en 2003 à l'optimisation des ses logiciels pour le nouveau système d'exploitation d'Apple. Acrobat 6 devrait ouvrir le bal, suivi des nouvelles versions de Photoshop, d'InDesign ou d'Illustrator, dont la mise à jour est prévue pour le mois de Juin. Quatre mois avant la sortie du logiciel, nous vous proposons un aperçu en texte et images de cette version, encore en développement.
Une fois n'est pas coutume, les captures qui accompagnent cet article, diffusées pour la première fois (et dont beaucoup d'internautes sont habituellement friands), ne vous révéleront presque rien des améliorations qu'apporte Illustrator 11, sinon quelques détails et quelques nouvelles fonctions éparpillées dans les menus du logiciel.
De légères améliorations
Bien sûr, un petit tour par les palettes et les menus peut nous apporter quelques informations intéressantes. Tout d'abord, Illustrator 11 intègre un nouveau type d'enregistrement vers Microsoft Office, qui propose une sauvegarde en PNG intégrant directement l'image dans des fichiers Word ou PowerPoint pour éviter de multiplier les étapes. Ensuite, Illustrator supporte bien évidemment le nouveau format PDF 1.5, comme on peut le voir dans une nouvelle palette PDF Styles reprenant les configurations de PDF, à la Acrobat. Une option similaire, cette fois liée à l'impression (Print Styles) fait aussi son apparition dans le menu d'Édition, qui accueille les options de recherche et de correction orthographique délocalisées (avant dans le menu texte), et une palette d'édition de raccourcis légèrement améliorée. Du côté de l'importation, on remarque la reconnaissance complète du format JPEG 2000.
Illustrator & InDesign : les frères d'Adobe
Dans les menus suivants, on note des améliorations dans les outils de mise en page, et certaines similitudes avec InDesign. Dans leurs nouvelles versions, les deux logiciels d'Adobe se rapprochent encore plus, et s'empruntent des options pour estomper encore plus la fine ligne qui les sépare. La création de blocs texte, par exemple, est maintenant similaire, et un nouveau "Text Wrap" permet de spécifier facilement les espacements. On retrouve aussi la palette de Glyphs d'InDesign dans cette nouvelle version d'Illustrator, ainsi qu'une gestion inspirée d'OpenType. Ces deux palettes se logent à côté des options de caractères et de paragraphes, qui reprennent maintenant elles-mêmes le style d'InDesign. À noter d'ailleurs, concernant les polices, que les dernières utilisées son listées dans un sous-menu plus léger, et qu'une option de gestion et de recherche/remplacement des polices dans le document, très pratique, fait son apparition.
3D et impression
Beaucoup d'utilisateurs devraient apprécier lors de la sortie d'Illustrator 11 la nouvelle gestion de la 3D, qui se loge dans le menu des effets. Certes, Illustrator n'a pas la prétention de remplacer Maya, mais de proposer seulement un outil simple rappelant Vector FX de Kai's Power Tool (qui obligeaient certains utilisateurs à revenir sous Mac OS 9), ou remplaçant Adobe Dimension. Pour une telle utilisation, ce filtre de 3D vectorielle est satisfaisant. Autre satisfaction : la réorganisation des options d'impression. Les styles d'impression peuvent être sélectionnés très rapidement, et la palette d'impression propose désormais beaucoup plus de fonctions, et une personnalisation bien plus poussée qui tranche avec la simplicité désarmante de la version 10 d'Illustrator.
La rapidité, enfin
Toutes ces petites retouches - notamment dans la gestion de l'impression - montrent que, autant Illustrator que Mac OS X, atteignent avec cette nouvelle version la maturité que l'on attendait. C'est d'autant plus flagrant qu'en plus de ces améliorations, et ces corrections de bugues, on note surtout l'optimisation très importante du logiciel. La lenteur était le principal reproche que l'on pouvait faire à Illustrator 10, et les choses ont manifestement changé. Tous les avis que nous avons pu recueillir sont très favorables, et les améliorations se ressentent autant dans l'interface du logiciel qui, dans la version précédente était souvent poussive, que dans le déplacement des objets, le scroll ou l'application des effets. Il n'en fallait pas moins pour éviter que les professionnels retournent effectuer certaines tâches sous Illustrator 9, sous Mac OS 9 ou Classic. Avec Illustrator 11, de toute façon, le choix du système est impossible : comme l'avait annoncé Adobe l'application refuse de se lancer sous Mac OS 9 ou Classic (il faudra cependant attendre encore un peu pour avoir droit à une intégration parfaite dans Mac OS X - les fenêtres ne coulissent pas depuis la barre de menu, par exemple).
Conclusion
Cette accélération importante du logiciel était nécessaire, mais elle n'est pas suffisante. Il reste encore quelques mois à Adobe pour intégrer d'autres fonctions, volontairement laissées de côté dans cette pré-version. On pense bien sûr à une intégration plus poussée entre les logiciels de sa gamme graphique (InDesign, Photoshop et Illustrator) qui pourrait expliquer qu'Adobe ait passé la première partie de son développement à optimiser son logiciel, alors qu'elle a l'habitude de mettre en place d'abord toutes les fonctions. Cependant, un retour de l'ancienne fonction pinceau, un historique plus évolué (on a toujours le droit à 200 annulations) ou le multipages ne sont pas encore d'actualité.
Merci à Huexley et à Francis Monnot pour leur aide essentielle.




Juillet 2009





















