2009 : quatre gros dossiers pour Apple
par Benjamin Rondeau le 05.01.2009 à 16:12
C'est de circonstance : la période est de celles où l'on essaie d'anticiper, de tirer des plans sur la comète, voire de lire dans une boule de cristal. Concernant Apple, l'année 2009 s'annonce déjà passionnante, comme le rappelle la une publiée récemment ici même. Comme chaque année, finalement ? Peut être pas.
Car Apple, qui a si longtemps joué le rôle de poil à gratter de l'industrie, ressemble désormais plus à une forteresse assiégée qu'à un petit poucet qui menace l'ordre établi. Les années qui viennent de s'écouler ont consacré l'exceptionnel retour en force de la société (qui s'approche des 10 % de part de marché sur le web), qui a volé de succès en succès sur tous les terrains où elle s'aventurait (baladeur MP3, vente de musique en ligne, téléphonie....). Après ces années en fanfare, Apple aurait-elle mangé son pain blanc ?
Puisqu'un homme averti en vaut deux, quelques pistes pour un scénario catastrophe...
Le réveil du géant Microsoft
On l'a souvent dit, les récents succès d'Apple sont intimement liés à la réussite de Mac OS X et de ses diverses déclinaisons (serveur, iPhone, Apple TV). Et si Mac OS X rencontre du succès, c'est aussi faute de vrai compétiteur. Microsoft a complètement raté la sortie de Vista (si ce n'est Vista lui-même), faisant de facto de Leopard un choix plausible pour de nombreux acheteurs : à la mi-2008, XP recueillait trois fois plus d'intentions d'achat que Vista. Leopard a donc eu le loisir de gagner en visibilité et de recueillir les faveurs d'utilisateurs nouveaux sur Mac.
Mais Windows 7 (qui pourrait pointer le bout de son nez dès 2009) peut signer le réveil du géant de Redmond. De nombreux clients professionnels, qui ont fait le dos rond pendant que Vista essuyait l'orage, pourraient donc directement passer à son successeur, et donner une raison en moins de switcher... Ce retour en force de Microsoft chez les professionnels serait un coup dur pour Apple, qui a eu beau jeu de railler le PC dans ses campagnes de publicité.
Le virage raté des netbooks
Les difficultés pourraient aussi venir d'un front qu'Apple néglige totalement pour le moment : celui des ultra portables. La firme de Cupertino est restée à l'écart de ce segment en 2008, et malgré les nombreuses rumeurs, ne semble pas disposée à s'y lancer.
Concentrée sur l'iPhone, Apple n'a pas senti l'importance qu'allaient prendre les netbooks (un marché estimé à 50 millions d'unités en 2012), surtout en temps de crise. Ces ordinateurs ont en effet la bonne idée d'être peu onéreux (et de faire tourner XP). Les netbooks ont commencé à prendre des parts de marché aux ordinateurs portables traditionnels, une tendance qui devrait s'accentuer en 2009.
Les marges de manoeuvre d'Apple sur ses marchés historiques se réduisent progressivement. Bien sûr, intervenir sur le marché des ultra portables soulève de nombreuses questions, mais rester à l'écart pourrait signifier de grandes difficultés en 2009.
Car Apple, qui a si longtemps joué le rôle de poil à gratter de l'industrie, ressemble désormais plus à une forteresse assiégée qu'à un petit poucet qui menace l'ordre établi. Les années qui viennent de s'écouler ont consacré l'exceptionnel retour en force de la société (qui s'approche des 10 % de part de marché sur le web), qui a volé de succès en succès sur tous les terrains où elle s'aventurait (baladeur MP3, vente de musique en ligne, téléphonie....). Après ces années en fanfare, Apple aurait-elle mangé son pain blanc ?
Puisqu'un homme averti en vaut deux, quelques pistes pour un scénario catastrophe...
Le réveil du géant Microsoft
On l'a souvent dit, les récents succès d'Apple sont intimement liés à la réussite de Mac OS X et de ses diverses déclinaisons (serveur, iPhone, Apple TV). Et si Mac OS X rencontre du succès, c'est aussi faute de vrai compétiteur. Microsoft a complètement raté la sortie de Vista (si ce n'est Vista lui-même), faisant de facto de Leopard un choix plausible pour de nombreux acheteurs : à la mi-2008, XP recueillait trois fois plus d'intentions d'achat que Vista. Leopard a donc eu le loisir de gagner en visibilité et de recueillir les faveurs d'utilisateurs nouveaux sur Mac.
Mais Windows 7 (qui pourrait pointer le bout de son nez dès 2009) peut signer le réveil du géant de Redmond. De nombreux clients professionnels, qui ont fait le dos rond pendant que Vista essuyait l'orage, pourraient donc directement passer à son successeur, et donner une raison en moins de switcher... Ce retour en force de Microsoft chez les professionnels serait un coup dur pour Apple, qui a eu beau jeu de railler le PC dans ses campagnes de publicité.
Le virage raté des netbooks
Les difficultés pourraient aussi venir d'un front qu'Apple néglige totalement pour le moment : celui des ultra portables. La firme de Cupertino est restée à l'écart de ce segment en 2008, et malgré les nombreuses rumeurs, ne semble pas disposée à s'y lancer.
Concentrée sur l'iPhone, Apple n'a pas senti l'importance qu'allaient prendre les netbooks (un marché estimé à 50 millions d'unités en 2012), surtout en temps de crise. Ces ordinateurs ont en effet la bonne idée d'être peu onéreux (et de faire tourner XP). Les netbooks ont commencé à prendre des parts de marché aux ordinateurs portables traditionnels, une tendance qui devrait s'accentuer en 2009.
Les marges de manoeuvre d'Apple sur ses marchés historiques se réduisent progressivement. Bien sûr, intervenir sur le marché des ultra portables soulève de nombreuses questions, mais rester à l'écart pourrait signifier de grandes difficultés en 2009.




Mars 2010