Google : la révolution du web (1/2)
par Benjamin Rondeau le 21.05.2007 à 10:12
2006 devait être une année charnière pour le marché de l'informatique. Les sorties annoncées et attendues de Windows Vista et Mac OS X 10.5, la présence insistante du trouble-fête Linux, tout semblait réuni pour de nouvelles innovations.
L'avènement de Mac OS X et ses diverses moutures ont, au fil des années, permis à Apple de reprendre dignement pied sur le terrain de l'innovation logicielle, au point de faire réagir Microsoft. Il faut dire que, pendant ce temps, la firme de Redmond avait fort à faire avec ses récurrents problèmes : sécurité, matériels, adoption des nouvelles normes...
Las, Vista a passé l'année à être retardé, et Apple a tellement profité de ces retards pour prendre son temps avec son système d'exploitation, que Léopard ne sortira finalement qu'en octobre prochain. La bataille est donc remise à fin 2007. Mais sur quel terrain ?
Une bataille déjà dépassée ?
On aimerait vraiment que le niveau du débat s'élève au-delà de l'éternelle bataille d'écolier (qui copie qui ?, Qui vend plus ?), à base de secrets non dévoilés. Il est temps que cette compétition profite enfin à l'utilisateur, en lui apportant de vraies nouveautés. Car, malgré cette émulation, les réelles innovations manquent....
En effet, pendant que Microsoft se débat avec ses problèmes, pendant qu'Apple tire à boulets rouges sur le géant de Redmond, la véritable révolution se joue sans doute à leurs côtés.
Tirées par Google, locomotive surpuissante de l'innovation, une multitude de petites compagnies (netvibes, flikr, par exemple) redéfinissent en profondeur les relations de l'utilisateur avec son ordinateur, et inventent ce que les amateurs de tendances appellent le web 2.0.
Partie de presque rien, ajoutant brique après brique de nouvelles fonctionnalités à un site (qui reste malgré tout un modèle d'austérité), la compagnie de Mountain View est devenue en quelques années un géant incontournable de l'internet.
Après avoir, lentement mais sûrement, élargi et approfondi la gamme de services offerts, et leur intégration (mail, calendrier, photos, tableur, et intégration récente d'un Traitement de texte, avant celle programmée d'un éditeur de wiki), Google se retrouve au coeur d'un écosystème dont une multitude de compagnies tirent profit.
La locomotive Google
Grâce à cette double politique de services gratuits et ouverts aux développeurs tiers (Google n'hésite pas à publier ses API), Google est donc au centre d'un indéniable mouvement d'innovation et de multiplication des possibilités d'utilisation des données.
Pour ne citer que quelques exemples, le site Nike Plus a récemment ajouté là ses fonctionnalités la possibilité de tracer ses parcours de footing, grâce à l'utilisation de... Google Maps. L'UNESCO, Wikipedia, et bien d'autres proposent des personnalisations sur Google Earth. iPhoto permet exporter vers Picasa Web.
De nombreux acteurs se sont ainsi engouffrés dans la brèche ouverte par Google pour s'associer à ses services, ou pour en proposer de nouveaux. Partage (de photos, de liens, d'idées), intégration des services en ligne (mail, calendrier, géo-localisation), le tout basé sur des programmes ouverts et accessibles : les possibilités sont innombrables.
Une réaction attendue
Cette déferlante d'applications en ligne met à mal les modèles des entreprises de la vieille école : éditeurs de logiciels, de système d'exploitations, qui vendent des boîtes avant de vendre des services (sans même parler de rémunération par la publicité).
Sans entrer dans le débat sur la définition du web 2.0 (qui est par essence multiforme), force est de constater qu'il remet en cause les paradigmes des anciens modes d'utilisation d'internet, des anciens modes de relation avec l'utilisateur. Les compagnies du XXe siècle (constructeurs informatiques, éditeurs de logiciels) doivent se renouveler : elles sont aujourd'hui concurrencées (chez les particuliers au moins) par des essaims de minuscules sociétés, qui proposent des services souvent gratuits.
À la suite d'Adobe, qui a annoncé un Photoshop en ligne, Apple pourrait (devrait ?) voir ici une vraie opportunité d'ajouter de la valeur à ses nombreux logiciels maison. En renforçant la relation entre ceux-ci et le web, Apple ne se mettrait pas seulement au diapason de l'évolution actuelle de la technologie, elle pourrait aussi tirer de substantiels revenus en étendant son business model.
La firme de Cupertino a les possibilités de prendre ce virage : elle possède les technologies pour marier le net et le desktop (le sous-exploité et sous-estimé WebObjects). Par ailleurs, sa position sur le marché de la musique, ainsi que la sortie d'Apple TV la place en position idéale pour faire plus que ce qui existe aujourd'hui (avec .Mac par exemple).
On aimerait croire que les fameuses fonctionnalités secrètes de Leopard ont à voir avec cette évolution du web. La sortie du nouveau système d'exploitation d'Apple lui donne en effet l'occasion de se relancer pour de bon dans cette course à l'innovation, lancée par Google. À elle de ne pas rater le coche....
L'avènement de Mac OS X et ses diverses moutures ont, au fil des années, permis à Apple de reprendre dignement pied sur le terrain de l'innovation logicielle, au point de faire réagir Microsoft. Il faut dire que, pendant ce temps, la firme de Redmond avait fort à faire avec ses récurrents problèmes : sécurité, matériels, adoption des nouvelles normes...
Las, Vista a passé l'année à être retardé, et Apple a tellement profité de ces retards pour prendre son temps avec son système d'exploitation, que Léopard ne sortira finalement qu'en octobre prochain. La bataille est donc remise à fin 2007. Mais sur quel terrain ?
Une bataille déjà dépassée ?
On aimerait vraiment que le niveau du débat s'élève au-delà de l'éternelle bataille d'écolier (qui copie qui ?, Qui vend plus ?), à base de secrets non dévoilés. Il est temps que cette compétition profite enfin à l'utilisateur, en lui apportant de vraies nouveautés. Car, malgré cette émulation, les réelles innovations manquent....
En effet, pendant que Microsoft se débat avec ses problèmes, pendant qu'Apple tire à boulets rouges sur le géant de Redmond, la véritable révolution se joue sans doute à leurs côtés.
Tirées par Google, locomotive surpuissante de l'innovation, une multitude de petites compagnies (netvibes, flikr, par exemple) redéfinissent en profondeur les relations de l'utilisateur avec son ordinateur, et inventent ce que les amateurs de tendances appellent le web 2.0.
Partie de presque rien, ajoutant brique après brique de nouvelles fonctionnalités à un site (qui reste malgré tout un modèle d'austérité), la compagnie de Mountain View est devenue en quelques années un géant incontournable de l'internet.
Après avoir, lentement mais sûrement, élargi et approfondi la gamme de services offerts, et leur intégration (mail, calendrier, photos, tableur, et intégration récente d'un Traitement de texte, avant celle programmée d'un éditeur de wiki), Google se retrouve au coeur d'un écosystème dont une multitude de compagnies tirent profit.
La locomotive Google
Grâce à cette double politique de services gratuits et ouverts aux développeurs tiers (Google n'hésite pas à publier ses API), Google est donc au centre d'un indéniable mouvement d'innovation et de multiplication des possibilités d'utilisation des données.
Pour ne citer que quelques exemples, le site Nike Plus a récemment ajouté là ses fonctionnalités la possibilité de tracer ses parcours de footing, grâce à l'utilisation de... Google Maps. L'UNESCO, Wikipedia, et bien d'autres proposent des personnalisations sur Google Earth. iPhoto permet exporter vers Picasa Web.
De nombreux acteurs se sont ainsi engouffrés dans la brèche ouverte par Google pour s'associer à ses services, ou pour en proposer de nouveaux. Partage (de photos, de liens, d'idées), intégration des services en ligne (mail, calendrier, géo-localisation), le tout basé sur des programmes ouverts et accessibles : les possibilités sont innombrables.
Une réaction attendue
Cette déferlante d'applications en ligne met à mal les modèles des entreprises de la vieille école : éditeurs de logiciels, de système d'exploitations, qui vendent des boîtes avant de vendre des services (sans même parler de rémunération par la publicité).
Sans entrer dans le débat sur la définition du web 2.0 (qui est par essence multiforme), force est de constater qu'il remet en cause les paradigmes des anciens modes d'utilisation d'internet, des anciens modes de relation avec l'utilisateur. Les compagnies du XXe siècle (constructeurs informatiques, éditeurs de logiciels) doivent se renouveler : elles sont aujourd'hui concurrencées (chez les particuliers au moins) par des essaims de minuscules sociétés, qui proposent des services souvent gratuits.
À la suite d'Adobe, qui a annoncé un Photoshop en ligne, Apple pourrait (devrait ?) voir ici une vraie opportunité d'ajouter de la valeur à ses nombreux logiciels maison. En renforçant la relation entre ceux-ci et le web, Apple ne se mettrait pas seulement au diapason de l'évolution actuelle de la technologie, elle pourrait aussi tirer de substantiels revenus en étendant son business model.
La firme de Cupertino a les possibilités de prendre ce virage : elle possède les technologies pour marier le net et le desktop (le sous-exploité et sous-estimé WebObjects). Par ailleurs, sa position sur le marché de la musique, ainsi que la sortie d'Apple TV la place en position idéale pour faire plus que ce qui existe aujourd'hui (avec .Mac par exemple).
On aimerait croire que les fameuses fonctionnalités secrètes de Leopard ont à voir avec cette évolution du web. La sortie du nouveau système d'exploitation d'Apple lui donne en effet l'occasion de se relancer pour de bon dans cette course à l'innovation, lancée par Google. À elle de ne pas rater le coche....




Juillet 2008