Le syndrome du Palm
par Christophe Laporte le 13.12.2006 à 15:18
En matière de stratégie, on a souvent comparé Apple à Palm. Les deux sociétés ont, il est vrai, de nombreux points en commun. Toutefois, en mettant sous licence son système d’exploitation, puis en se scindant en deux, Palm a cherché à “éviter” les erreurs d’Apple, à qui les observateurs ont toujours reproché son modèle fermé. Ainsi, dernièrement, Gartner, affirmait qu’Apple pourrait détenir jusqu’à 20 % du marché des O.S. si elle confiait Mac OS X à Dell et consorts.
Avec le recul, si l’on regarde de près l’exemple de Palm, on ne peut être que soulagé de la politique d’Apple. Racheté en 2005 pour poursuivre de son côté le développement du système d’exploitation mobile, Palm Source n’est jamais parvenu à sortir son “Mac OS X”. Forcé de chercher des solutions de secours, le fabricant de PDA a été contraint d’équiper certains modèles sous Windows Mobile et a même été jusqu’à racheter le code source de Palm OS 5 à son partenaire pour la modique somme de 40 millions de dollars afin de la faire évoluer. Résultat de ces errements, Palm est devenu un acteur de seconde zone sur le marché des smartphones et n’est plus le leader incontesté d'antan sur le marché « moribond » des PDA.
Tout n'est pas qu'affaire de logiciel. De fait, Palm n’a pas su profiter de sa main-mise sur le marché des PDA pour s’imposer sur celui des téléphones intelligents. Arrivée tardivement et timidement sur ce créneau, la société avait été contrainte de racheter Handspring qui connaissait jusque-là un succès certain avec le Treo. De plus, Palm a mis beaucoup de temps à tisser des liens avec les opérateurs de téléphonie mobile et a eu du mal à s’adapter aux spécificités de ce marché. Trop rarement mis à jour, le Treo a tardé à adopter les normes du moment.
Apple, qui s’apprête semble-t-il à négocier une transition vers les téléphones portables et les smartphones, fera-t-elle mieux que Palm ? Rien n’est certain. Pourtant, la firme de Cupertino a déjà quelques avantages. Au troisième trimestre 2006, à peine plus d’un million d’assistants numériques ont été vendus. Un chiffre qui fait pâle figure si on le compare durant la même période aux ventes d’iPod, qui bénéficie d’un large réseau de distribution. Surtout, avec le ROKR de Motorola, Apple a déjà pu mener un test grandeur nature et nouer des accords avec des opérateurs, sans utiliser sa marque. Reste une inconnue de taille dans l'équation d'Apple : quel logiciel système animerait iPhone ? Et si Mac OS X nous offrait encore une nouvelle mue…
Avec le recul, si l’on regarde de près l’exemple de Palm, on ne peut être que soulagé de la politique d’Apple. Racheté en 2005 pour poursuivre de son côté le développement du système d’exploitation mobile, Palm Source n’est jamais parvenu à sortir son “Mac OS X”. Forcé de chercher des solutions de secours, le fabricant de PDA a été contraint d’équiper certains modèles sous Windows Mobile et a même été jusqu’à racheter le code source de Palm OS 5 à son partenaire pour la modique somme de 40 millions de dollars afin de la faire évoluer. Résultat de ces errements, Palm est devenu un acteur de seconde zone sur le marché des smartphones et n’est plus le leader incontesté d'antan sur le marché « moribond » des PDA.
Tout n'est pas qu'affaire de logiciel. De fait, Palm n’a pas su profiter de sa main-mise sur le marché des PDA pour s’imposer sur celui des téléphones intelligents. Arrivée tardivement et timidement sur ce créneau, la société avait été contrainte de racheter Handspring qui connaissait jusque-là un succès certain avec le Treo. De plus, Palm a mis beaucoup de temps à tisser des liens avec les opérateurs de téléphonie mobile et a eu du mal à s’adapter aux spécificités de ce marché. Trop rarement mis à jour, le Treo a tardé à adopter les normes du moment.
Apple, qui s’apprête semble-t-il à négocier une transition vers les téléphones portables et les smartphones, fera-t-elle mieux que Palm ? Rien n’est certain. Pourtant, la firme de Cupertino a déjà quelques avantages. Au troisième trimestre 2006, à peine plus d’un million d’assistants numériques ont été vendus. Un chiffre qui fait pâle figure si on le compare durant la même période aux ventes d’iPod, qui bénéficie d’un large réseau de distribution. Surtout, avec le ROKR de Motorola, Apple a déjà pu mener un test grandeur nature et nouer des accords avec des opérateurs, sans utiliser sa marque. Reste une inconnue de taille dans l'équation d'Apple : quel logiciel système animerait iPhone ? Et si Mac OS X nous offrait encore une nouvelle mue…




Mai 2013