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La rançon du succès

par Christophe Laporte le 08.12.2006 à 09:44
On aura décidément beaucoup parlé de Macintosh et de sécurité cette année. Certains diront que ça n’aura été pour pas grand-chose, puisqu’à ce jour, le Macintosh n’a pas été victime de la moindre attaque digne de ce nom. À vrai dire, on a l’impression que les ordinateurs d’Apple intéressent plus les sociétés spécialisées dans le domaine de la sécurité que les hackers. Car si un virus sur Macintosh, aussi terrible qu’il soit, ne ferait sans doute pas la une du 20 heures, un rapport alarmiste sur telle ou telle failles parvient à se répandre aussi vite qu’un virus (ou presque) sur la toile. Un bon moyen pour faire parler de soi sans avoir à dépenser le moindre centime.

Dans cette affaire, Apple ne peut se poser en victime. Ces dernières années, grâce à ses effets d’annonce, elle a réussi à tirer la couverture médiatique sur ses produits comme nulle autre. Après, il ne faut pas s’étonner que ceux qui essaient de casser du sucre sur son dos suscitent un intérêt de la part des médias spécialisés. La rançon de la gloire en quelque sorte…

Mais quelle attitude dans le domaine de la sécurité ? S’il ne fait aucun doute que le Macintosh est infiniment plus sûr qu’un PC sous Windows, il n'est pas infaillible non plus. Le danger peut venir de partout. On l’a encore vu cette semaine avec la dernière faille de Word qui peut être avoir des répercussions aussi bien sur PC que sur Mac. Rien que pour cela, il convient d’être méfiant.

Le succès grandissant des ordinateurs Apple va bien finir (hélas) par donner de (mauvaises) idées à certains. En attendant, le fabricant de Macintosh a tout intérêt à prend cette problématique très au sérieux. Tout n’est pas parfait cependant chez Apple. On lui a souvent reproché un certain manque de réactivité pour colmater telle ou telle brèches ou encore une communication minimaliste au sujet de ses «Security Update».

Alors qu'on devrait assister l’année prochaine au retour d’un grand classique, à savoir la guerre des systèmes d’exploitation, espérons que Leopard soit un félin aussi robuste que ses prédécesseurs. Car un «méchant virus» pour Mac ne ferait sans doute pas la une du 20 heures, mais compliquerait la vie d’Apple dans son opération de séduction des « switchers ».