Les meilleurs amis de 30 ans
par Christophe Laporte le 06.10.2006 à 09:13
La scène se passe à l'Intel Developer Forum en 2004. Lors d'une table ronde avec une vingtaine de journalistes, Pat Gelsinger expose la stratégie de son groupe. Mais juste avant d'entrer les détails, le Vice-Président d'Intel s'en prend à un journaliste français. Pourquoi ? Celui-ci avait un ordinateur portable pas tout à fait comme les autres, il était estampillé d'une pomme. Le temps de l'entretien, Pat Gelsinger confisqua l'objet.
Quel contraste avec l'IDF 2006. Pas plus tard que la semaine dernière, l'homme expliquait qu'Apple et Intel entretiennent d'excellentes relations, qu'Intel a donné un coup de main à la conception du MacBook Pro et que les deux sociétés travaillent sur un certain nombre de projets ensemble. Alors que la transition est sur le point de s'achever, on ignore pourtant encore l'exacte nature de cette nouvelle relation. Apple est-elle, pour le géant des semi-conducteurs, un simple client, un client privilégié ou un partenaire stratégique à moyen ou long terme ?
La part de marché du Macintosh ne dynamisera pas le chiffre d'affaires d'Intel. Elle ne lui permettra pas non plus de regagner du terrain sur AMD. Il y a bien le prestige de signer une entreprise qui, grâce à l'iPod, a retrouvé de sa superbe, mais ce n'est pas vraiment suffisant pour faire oublier les infidélités de Dell. Donc, à supposer qu'Intel et Apple travaillent vraiment main dans la main, c'est avant tout pour préparer l'avenir et s'ouvrir de nouveaux marchés. iTV constitue peut-être un premier exemple. D'ailleurs, Intel pourrait être bien plus qu'un simple équipementier et apporter son aide sur le plan commercial. Après tout, on peut très bien imaginer des téléviseurs OEM dotés du boîtier d'Apple.
Concernant le Macintosh, on sait qu'il y aurait une sorte de pacte entre les deux sociétés. Intel se serait engagé à tout faire pour que son nouveau partenaire parvienne à nouveau à une part de marché proche de 10% aux États-Unis. L'objectif est ambitieux, mais pas irréalisable. En attendant, à l'heure des bilans, ou presque, on ne peut que se féliciter de cette transition. La gamme est plus cohérente que par le passé, le rapport puissance/prix en nette progression et surtout, on sait — on imagine du moins — de quoi demain sera fait (Core 2 Duo, Santa Rosa...), chose impensable avec les précédents partenaires d'Apple.
Quel contraste avec l'IDF 2006. Pas plus tard que la semaine dernière, l'homme expliquait qu'Apple et Intel entretiennent d'excellentes relations, qu'Intel a donné un coup de main à la conception du MacBook Pro et que les deux sociétés travaillent sur un certain nombre de projets ensemble. Alors que la transition est sur le point de s'achever, on ignore pourtant encore l'exacte nature de cette nouvelle relation. Apple est-elle, pour le géant des semi-conducteurs, un simple client, un client privilégié ou un partenaire stratégique à moyen ou long terme ?
La part de marché du Macintosh ne dynamisera pas le chiffre d'affaires d'Intel. Elle ne lui permettra pas non plus de regagner du terrain sur AMD. Il y a bien le prestige de signer une entreprise qui, grâce à l'iPod, a retrouvé de sa superbe, mais ce n'est pas vraiment suffisant pour faire oublier les infidélités de Dell. Donc, à supposer qu'Intel et Apple travaillent vraiment main dans la main, c'est avant tout pour préparer l'avenir et s'ouvrir de nouveaux marchés. iTV constitue peut-être un premier exemple. D'ailleurs, Intel pourrait être bien plus qu'un simple équipementier et apporter son aide sur le plan commercial. Après tout, on peut très bien imaginer des téléviseurs OEM dotés du boîtier d'Apple.
Concernant le Macintosh, on sait qu'il y aurait une sorte de pacte entre les deux sociétés. Intel se serait engagé à tout faire pour que son nouveau partenaire parvienne à nouveau à une part de marché proche de 10% aux États-Unis. L'objectif est ambitieux, mais pas irréalisable. En attendant, à l'heure des bilans, ou presque, on ne peut que se féliciter de cette transition. La gamme est plus cohérente que par le passé, le rapport puissance/prix en nette progression et surtout, on sait — on imagine du moins — de quoi demain sera fait (Core 2 Duo, Santa Rosa...), chose impensable avec les précédents partenaires d'Apple.




Juillet 2008