Une transition en "douceur" ?
par Christophe Laporte le 06.03.2006 à 12:13
Apple est en avance sur sa feuille de route initiale. Au rythme où vont les choses, à la WWDC, il ne restera guère que les Power Macintosh et éventuellement les Xserve à rester fidèles au PowerPC. Cependant, à l’image du Mac mini, cette transition apporte son lot de surprises. Quand Steve Jobs avait annoncé en juin dernier le passage à Intel, on n'avait pas manqué d'évoquer certains avantages d'un tel choix. À commencer par la force marketing d'Intel, sur laquelle Apple pourrait dorénavant s'appuyer pour promouvoir ses solutions ; mais aussi la plus grande facilité avec laquelle les Macintosh pourraient faire fonctionner Windows. Surtout, affirmait-on, cela allait permettre à Apple de baisser le prix de ses ordinateurs.
À l'heure des premiers bilans, nous voilà très loin du compte. Certes, la Pomme a lancé une campagne — massive — de publicité pour son nouvel iMac. Mais pour le reste, ce n’est pas encore ça. Aucune solution n'existe encore pour lancer des applications Windows dans de bonnes conditions. Cela sera certainement mis au point d’ici quelques mois, peut-être dans Mac OS X 10.5. En attendant, la plus grosse déconvenue est d’ordre tarifaire. On pensait que la firme de Steve Jobs aurait révisé la tarification de ses ordinateurs à la baisse. Il n’en est rien. Plutôt que d'abaisser le prix du MacBook Pro par rapport au PowerBook, Apple a préféré ajouter de nouveaux éléments comme iSight ou FrontRow. Pour le Mac mini, le modèle d'entrée de gamme a été supprimé et le milieu de gamme augmenté de 20 €. Certes, moyennant 20 € supplémentaires, nous avons droit à un nombre non négligeable d’améliorations comme FrontRow, Ethernet en Gigabit, le support du Dolby et des composants plus rapides (RAM et disque dur...). Même la carte vidéo tant décriée devrait être plus performante que l’ATI Radeon 9200. Ces nouveautés sont évidemment bienvenues. Mais elles ne justifiaient pas que l'entrée de gamme passe dans le même temps à la trappe.
Ce qui agace peut-être le plus certains, c’est l’approche d’Apple dans cette transition. Plutôt que de partir à l’assaut des « switchers », la société préfère s’attaquer d’abord aux portefeuilles de ses utilisateurs fidèles. Les dirigeants d’Apple jugent que le gain de performances est suffisamment important pour légitimer ces tarifs. Cela limite ainsi les risques de décevoir les milieux financiers pendant cette période charnière. Pour la défense d’Apple, cette transition s’effectue tout de même par le haut et contraint le fabricant de Macintosh à utiliser les dernières puces d’Intel qui sont loin d’être les plus abordables. Même si Apple veut aller vite, l'utilisateur devra patienter pour profiter de tous les bienfaits de cette transition.
À l'heure des premiers bilans, nous voilà très loin du compte. Certes, la Pomme a lancé une campagne — massive — de publicité pour son nouvel iMac. Mais pour le reste, ce n’est pas encore ça. Aucune solution n'existe encore pour lancer des applications Windows dans de bonnes conditions. Cela sera certainement mis au point d’ici quelques mois, peut-être dans Mac OS X 10.5. En attendant, la plus grosse déconvenue est d’ordre tarifaire. On pensait que la firme de Steve Jobs aurait révisé la tarification de ses ordinateurs à la baisse. Il n’en est rien. Plutôt que d'abaisser le prix du MacBook Pro par rapport au PowerBook, Apple a préféré ajouter de nouveaux éléments comme iSight ou FrontRow. Pour le Mac mini, le modèle d'entrée de gamme a été supprimé et le milieu de gamme augmenté de 20 €. Certes, moyennant 20 € supplémentaires, nous avons droit à un nombre non négligeable d’améliorations comme FrontRow, Ethernet en Gigabit, le support du Dolby et des composants plus rapides (RAM et disque dur...). Même la carte vidéo tant décriée devrait être plus performante que l’ATI Radeon 9200. Ces nouveautés sont évidemment bienvenues. Mais elles ne justifiaient pas que l'entrée de gamme passe dans le même temps à la trappe.
Ce qui agace peut-être le plus certains, c’est l’approche d’Apple dans cette transition. Plutôt que de partir à l’assaut des « switchers », la société préfère s’attaquer d’abord aux portefeuilles de ses utilisateurs fidèles. Les dirigeants d’Apple jugent que le gain de performances est suffisamment important pour légitimer ces tarifs. Cela limite ainsi les risques de décevoir les milieux financiers pendant cette période charnière. Pour la défense d’Apple, cette transition s’effectue tout de même par le haut et contraint le fabricant de Macintosh à utiliser les dernières puces d’Intel qui sont loin d’être les plus abordables. Même si Apple veut aller vite, l'utilisateur devra patienter pour profiter de tous les bienfaits de cette transition.




Juillet 2008