Un PC en mieux ?
par Christophe Laporte le 21.12.2005 à 10:32
Tôt ou tard en 2006, Apple commercialisera ses premiers ordinateurs embarquant un processeur Intel. D’un point de vue marketing, si on se focalise uniquement sur la partie matérielle, cette étape est la plus importante depuis le passage au PowerPC dans les années 90. Il va de soi qu’Apple va faire le maximum pour différencier ses nouvelles machines et inciter les gens à renouveler leur équipement. Pour le PowerPC, Apple avait mis en avant l’argument de la puissance. Pour Intel, Steve Jobs veut mettre en avant la «puissance par watt». Rappelons qu’à l’époque, Apple avait remodelé son offre en profondeur (abandon du LC et des Mac II pour les Power Macintosh et les Performa dans la foulée...).
Alors que le Macintosh apparaît à nouveau plus que jamais comme une alternative crédible aux yeux du grand public, grâce à l’iPod, la frontière avec le monde PC, toujours sur le plan matériel, n’aura jamais été aussi mince qu'elle le sera en 2006. En passant sur Intel, Apple va devoir gérer cette délicate problématique. Va-t-elle accepter de mettre sur ses ordinateurs un autocollant à la gloire des processeurs de son nouveau partenaire ? Pour un Mac-maniaque, cela apparaîtrait comme une trahison. Pour le grand public, qui n’y connaît pas grand-chose, cela serait un signe de plus que le Macintosh est «compatible», et qu’il est capable de faire autant de choses qu’un PC. En d’autres termes, le Macintosh est un PC comme un autre, mais en mieux.
Plus que jamais l’ambition d’Apple est de faciliter le switch. Pour faire gagner quelques points de part de marché au Macintosh, Steve Jobs compte appliquer la même recette que pour l’iPod : limiter l’aspect matériel au design et faire la différence sur le plan logiciel (simplicité d’utilisation, haut niveau d’intégration, qualité de l’interface...). Reste à voir si sur le plan de la communication, il sera enclin à faire les mêmes folies que pour son baladeur. Avec le Mac mini, on pensait en début d’année qu’Apple allait sortir le grand jeu, il n’en a rien été.
Alors que le Macintosh apparaît à nouveau plus que jamais comme une alternative crédible aux yeux du grand public, grâce à l’iPod, la frontière avec le monde PC, toujours sur le plan matériel, n’aura jamais été aussi mince qu'elle le sera en 2006. En passant sur Intel, Apple va devoir gérer cette délicate problématique. Va-t-elle accepter de mettre sur ses ordinateurs un autocollant à la gloire des processeurs de son nouveau partenaire ? Pour un Mac-maniaque, cela apparaîtrait comme une trahison. Pour le grand public, qui n’y connaît pas grand-chose, cela serait un signe de plus que le Macintosh est «compatible», et qu’il est capable de faire autant de choses qu’un PC. En d’autres termes, le Macintosh est un PC comme un autre, mais en mieux.
Plus que jamais l’ambition d’Apple est de faciliter le switch. Pour faire gagner quelques points de part de marché au Macintosh, Steve Jobs compte appliquer la même recette que pour l’iPod : limiter l’aspect matériel au design et faire la différence sur le plan logiciel (simplicité d’utilisation, haut niveau d’intégration, qualité de l’interface...). Reste à voir si sur le plan de la communication, il sera enclin à faire les mêmes folies que pour son baladeur. Avec le Mac mini, on pensait en début d’année qu’Apple allait sortir le grand jeu, il n’en a rien été.




Août 2008