La fin d'une belle histoire ?
par Christophe Laporte le 13.09.2005 à 12:09
L’Apple expo ouvrira ses portes dans un contexte particulier et paradoxal. Avant qu’Apple annule le keynote de Steve Jobs, tous les indicateurs ou presque étaient au vert : un keynote, des dates plus cohérentes que l’année dernière, des exposants qui ont répondu présents... On pouvait être légitimement optimiste quant à la qualité de ce cru.
L’annulation du keynote ne va pas vider les travées du salon, mais elle illustre bien le désintérêt croissant d’Apple pour la France. Depuis quelques années, la Pomme a changé son fusil d’épaule et préfère investir massivement sur le marché britannique. C’est en Angleterre qu’Apple a transféré en partie sa direction européenne. C’est en Angleterre qu’Apple a lancé en premier une véritable politique de distribution avec l’ouverture de plusieurs Apple Store. À ceux qui avaient encore des doutes, les dernières déclarations de Pascal Cagni ont fini d’enfoncer le clou. En affirmant que Apple expo et Mac expo sont «importants pour Apple», l’homme fort d’Apple Europe met les deux salons au un même niveau. Pourtant, le premier continue d’attirer deux fois plus de monde que le second. Mais voilà, le salon parisien vient de perdre son atout majeur, la présence du grand chef sur la scène du Palais des Congrès qui se contentera cette année d’une conférence de presse. Reconnaissons cependant, que cette stratégie se comprend parfaitement et qu’elle porte ses fruits : contrairement à la France, l’iPod et l’iTunes Music Store dominent très largement les débats outre-Manche, et l’effet halo est d’autant plus fort. Pendant ce temps, iTunes peine à s’imposer face à Virgin et Fnac Music et les ventes de Mac ont mis plus de temps à décoller.
Tous les éléments semblent en place pour que l’on assiste dans les mois ou années à venir à une lente marginalisation du salon, comme l’édition estivale de Macworld au début des années 2000. Le salon est devenu de plus en plus cher pour Apple et ne correspond plus au fond à la manière de communiquer d’Apple. Tous ceux qui affirment que Steve Jobs a annulé son discours inaugural faute de nouveautés, oublient que par le passé, cela ne lui posait pas le moindre problème de répéter les mêmes démonstrations à quelques semaines d’intervalle.
Il va falloir se faire une raison, la belle histoire d’amour, qui remonte aux succès de Gassée en France, Apple France était alors la première filiale européenne, a du plomb dans l’aile. Et le nouvel age d’or que vit Apple ne passe plus par Paris, mais par Londres...
L’annulation du keynote ne va pas vider les travées du salon, mais elle illustre bien le désintérêt croissant d’Apple pour la France. Depuis quelques années, la Pomme a changé son fusil d’épaule et préfère investir massivement sur le marché britannique. C’est en Angleterre qu’Apple a transféré en partie sa direction européenne. C’est en Angleterre qu’Apple a lancé en premier une véritable politique de distribution avec l’ouverture de plusieurs Apple Store. À ceux qui avaient encore des doutes, les dernières déclarations de Pascal Cagni ont fini d’enfoncer le clou. En affirmant que Apple expo et Mac expo sont «importants pour Apple», l’homme fort d’Apple Europe met les deux salons au un même niveau. Pourtant, le premier continue d’attirer deux fois plus de monde que le second. Mais voilà, le salon parisien vient de perdre son atout majeur, la présence du grand chef sur la scène du Palais des Congrès qui se contentera cette année d’une conférence de presse. Reconnaissons cependant, que cette stratégie se comprend parfaitement et qu’elle porte ses fruits : contrairement à la France, l’iPod et l’iTunes Music Store dominent très largement les débats outre-Manche, et l’effet halo est d’autant plus fort. Pendant ce temps, iTunes peine à s’imposer face à Virgin et Fnac Music et les ventes de Mac ont mis plus de temps à décoller.
Tous les éléments semblent en place pour que l’on assiste dans les mois ou années à venir à une lente marginalisation du salon, comme l’édition estivale de Macworld au début des années 2000. Le salon est devenu de plus en plus cher pour Apple et ne correspond plus au fond à la manière de communiquer d’Apple. Tous ceux qui affirment que Steve Jobs a annulé son discours inaugural faute de nouveautés, oublient que par le passé, cela ne lui posait pas le moindre problème de répéter les mêmes démonstrations à quelques semaines d’intervalle.
Il va falloir se faire une raison, la belle histoire d’amour, qui remonte aux succès de Gassée en France, Apple France était alors la première filiale européenne, a du plomb dans l’aile. Et le nouvel age d’or que vit Apple ne passe plus par Paris, mais par Londres...




Octobre 2008