Brillant mais irrégulier
par Christophe Laporte le 11.05.2005 à 13:28
Si on devait définir Apple comme on définit un élève, on serait tenté de lui accoler la mention "élève brillant, mais irrégulier". Ces deux dernières semaines, la Pomme nous en a apporté une fois de plus la preuve. En présentant ses nouveaux Power Macintosh G5, Apple inquiète et nous rappelle l'ère Motorola où le G4 gagnait péniblement quelques Mégahertz tous les six mois. Cette mise à jour arrive au pire des moments : Intel et AMD s'agitent et présentent tour à tour leurs gammes de processeurs dual-core. Pendant ce temps, du côté de Cupertino, on n'a toujours pas franchi la barre des 3 GHz, objectif que Steve Jobs s'était fixé il y a plus de deux ans.
La comparaison avec les nouveaux iMac est édifiante. Le premier modèle à 1299 € a tout pour plaire ou presque : un G5 à 1,8 GHz, 512 Mo de mémoire vive, Bluetooth, Airport Extreme, 160 Go de disque dur... C'est assez rare pour être signalé, un client peut acheter cette configuration, l'utiliser dans de bonnes conditions sans avoir à acheter quelque chose par la suite... En définitive, le succès de l'iMac semble à peu près aussi garanti que la lente érosion des ventes de Power Macintosh.
On aimerait comprendre pourquoi Apple a souvent été incapable d'avoir une gamme cohérente. Il y a toujours quelque chose d'inabouti, c'est d'autant plus surprenant de la part d'une société qui accorde tant d'importance au détail. Quel intérêt d'acheter un Power Macintosh G5 à 1,8 GHz alors qu'on trouve au même prix un iMac 17" avec un lecteur de SuperDrive ?
Actuellement, c'est la gamme professionnelle qui est un peu le maillon faible de la firme de Cupertino, la faute à IBM qui semble incapable de tenir ses promesses. Il y a quelque temps encore, on était persuadé qu'Apple serait le premier ou l'un des tout premiers constructeurs informatiques à embarquer dans ses ordinateurs une puce avec une architecture à deux coeurs. Le doute s'installe et nul est capable aujourd'hui de pronostiquer quand ces puces arriveront. Les plus optimistes diront qu'Apple a retenu les leçons du passé, et a préféré commercialiser une gamme de transition et annoncera de nouveaux Power Macintosh avec de véritables améliorations au niveau de l'architecture à la WWDC début juin et que ces ordinateurs seront disponibles de suite. Les autres se souviendront de cet adage, très utile lorsque l'on suit de près d'Apple, la patience est la meilleure des vertus.
La comparaison avec les nouveaux iMac est édifiante. Le premier modèle à 1299 € a tout pour plaire ou presque : un G5 à 1,8 GHz, 512 Mo de mémoire vive, Bluetooth, Airport Extreme, 160 Go de disque dur... C'est assez rare pour être signalé, un client peut acheter cette configuration, l'utiliser dans de bonnes conditions sans avoir à acheter quelque chose par la suite... En définitive, le succès de l'iMac semble à peu près aussi garanti que la lente érosion des ventes de Power Macintosh.
On aimerait comprendre pourquoi Apple a souvent été incapable d'avoir une gamme cohérente. Il y a toujours quelque chose d'inabouti, c'est d'autant plus surprenant de la part d'une société qui accorde tant d'importance au détail. Quel intérêt d'acheter un Power Macintosh G5 à 1,8 GHz alors qu'on trouve au même prix un iMac 17" avec un lecteur de SuperDrive ?
Actuellement, c'est la gamme professionnelle qui est un peu le maillon faible de la firme de Cupertino, la faute à IBM qui semble incapable de tenir ses promesses. Il y a quelque temps encore, on était persuadé qu'Apple serait le premier ou l'un des tout premiers constructeurs informatiques à embarquer dans ses ordinateurs une puce avec une architecture à deux coeurs. Le doute s'installe et nul est capable aujourd'hui de pronostiquer quand ces puces arriveront. Les plus optimistes diront qu'Apple a retenu les leçons du passé, et a préféré commercialiser une gamme de transition et annoncera de nouveaux Power Macintosh avec de véritables améliorations au niveau de l'architecture à la WWDC début juin et que ces ordinateurs seront disponibles de suite. Les autres se souviendront de cet adage, très utile lorsque l'on suit de près d'Apple, la patience est la meilleure des vertus.




Mai 2013